Photo OLIVIER DION

Elle a fait découvrir Arto Paasilinna aux lecteurs français, mais Anne Colin du Terrail est devenue traductrice du finnois "par hasard". Bilingue par sa mère, elle travaille pendant ses études d'architecture comme traductrice-interprète pour des entreprises. Puis elle traduit et propose aux éditeurs Le lièvre de Vatanen, paru en 1989. "Il a fallu un an et demi pour qu'il soit accepté." Aujourd'hui, son planning est bouclé jusqu'en 2013. Si elle a abandonné l'architecture, elle continue la traduction technique. "C'est mieux payé car plus rapide. C'est aussi un très bon exercice de respect rigoureux du texte. J'aime alterner le littéraire et le technique, les deux se nourrissent l'un l'autre." Elle assure le "service après-vente" en faisant l'interprète des auteurs lorsqu'ils viennent en France. Les échanges réguliers avec des traducteurs du finnois dans d'autres langues lui sont précieux : "Cela permet de trouver des idées si l'on bloque, et de discuter de l'interprétation du texte quand elle est compliquée, comme parfois chez Kari Hotakainen."

27.10 2015

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