Par Amélie Boutet, le 08.01.2017 à 23h00 (mis à jour le 09.01.2017 à 00h00) Proclamation

Cinq lauréates pour le prix Artémisia 2017

"Frapper le sol" de Céline Wagner - ACTES SUD - L'AN 2

Pour son dixième anniversaire, le prix Artémisia de la bande dessinée féminine 2017 consacre quatre albums scénarisés et/ou dessinés par des femmes, soit cinq auteures : Céline Wagner, Jacky Fleming, Chloé Wollmer et Carole Maurel, ainsi que Nicole Augereau.

Pour fêter les dix ans du prix Artémisia de la bande dessinée féminine, son jury a décidé d'attribuer lundi 9 janvier, à la date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, quatre prix au lieu d'un, récompensant ainsi cinq auteures qui recevront leurs récompenses jeudi 12 janvier à Paris, lors d'une cérémonie à l’institut AgroParisTech des sciences et industrie du vivant et de l’environnement.

En décidant, pour l'édition 2017, de ne pas se limiter à un seul prix, les membres du jury ont souhaité souligner "la production abondante et en constante progression de bandes dessinées réalisées par les femmes".
 
Céline Wagner obtient le Grand Prix Artémisia pour Frapper le sol (Actes Sud-L’An 2). L’album est une plongée dans l’univers artistique du danseur japonais Tatsumi Hijikata, fondateur du butô à la fin des années 1950.
 
Jacky Fleming reçoit le Prix Artémisia Humour pour Le problème avec les femmes, traduit de l’anglais par Nora Bouazzouni (Dargaud). Ce recueil de dessins humoristiques illustre la place des femmes dans l’histoire à partir de citations de Freud, Schopenhauer et Darwin, entre autres.
 
Chloé Wollmer et Carole Maurel reçoivent le Prix Artémisia Avenir pour L’Apocalypse selon Magda, (Delcourt). L’album tragique suit Magda, 13 ans, à qui l’on annonce que le monde disparaîtra dans un an. Les tourments de l'adolescence sonnent de manière étrange pour la jeune fille à l'heure de la fin du monde.
 
Nicole Augereau obtient le Prix spécial du jury Artémisia pour Quand viennent les bêtes sauvages (FLBLB), une biographie du chanteur haïtien Manno Charlemagne, retraçant sa vie, son parcours, ses chansons, ses exils, sa résistance face à la dictature dans son pays, sa difficulté à concilier sa carrière de chanteur populaire et celle d'homme politique. L'auteure raconte également sa rencontre avec lui à Miami au début du XXIe siècle.

Trente-sept albums parus en 2016 avaient été sélectionnés pour l'édition 2017 de ce prix féministe, créé en 2007 par les auteures Chantal Montellier et Jeanne Puchol.
 
Le parrain du prix Artémisia 2017 était le rédacteur en chef de BDZoom.com, auteur de livres sur la bande dessinée et du rapport annuel Ratier-ACBD sur la production française de bandes dessinées, Gilles Ratier.

En janvier 2016, Sandrine Revel avait remporté le prix pour Glenn Gould, une vie à contretemps (Dargaud), tandis que Théa Rojzman avait reçu une mention spéciale du jury pour Mourir (ça n’existe pas) (La boîte à bulles).
close

S’abonner à #La Lettre