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Fin du bilinguisme obligatoire dans les livres au Canada

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Fin du bilinguisme obligatoire dans les livres au Canada

En cas de soutien financier du gouvernement fédéral, les éditeurs et écrivains canadiens peuvent désormais formuler leurs remerciements uniquement dans la langue dans laquelle le livre a été écrit, ce qu'interdisait une directive du Patrimoine canadien sur le bilinguisme.

Par Agathe Auproux
Créé le 17.02.2016 à 17h30

Une directive ministérielle, mise en place par le gouvernement conservateur (droite) de Stephen Harper en avril 2015, obligeait les auteurs et éditeurs au Canada à écrire en français et en anglais leurs remerciements en cas de subventions reçues du gouvernement. Cette directive a été annulée, une décision due à l'arrivée du nouveau gouvernement libéral (centre) de Justin Trudeau le 4 novembre 2015. Le ministère du Patrimoine canadien a en effet revu sa réglementation autour de l’aide financière accordée.
 
Cette obligation de la mention bilingue dans les livres touchait principalement les écrivains et éditeurs du Québec, province francophone, contraints de traduire systématiquement leurs remerciements en anglais à côté de la version française en cas de soutien financier fédéral.
 
Victor-Lévy Beaulieu, écrivain et éditeur québécois de 70 ans, s’est fait le défenseur de cette cause. "On vit au Québec et la langue c'est ce qui constitue notre identité. Tous les jours, c'est un combat parce qu'on est une minorité dans un monde anglo-saxon", explique-t-il dans des propos rapportés par Ici Radio-Canada. Il a obtenu gain de cause: le remerciement peut désormais se faire seulement dans la langue dans laquelle le livre a été écrit.
 
Victor-Lévy Beaulieu souhaite maintenant convaincre le Parti libéral du Québec et l'opposition de faire de la langue française leur priorité.

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