Tendance

On apprend que la part du livre et de la presse dans la valeur ajoutée culturelle totale, qui représente 15% en 2011, est en constante diminution depuis 1995. Si l’on rapproche cette mauvaise nouvelle des résultats d’un sondage mené par Opinion Way sur la lecture, il faut s’inquiéter sérieusement. En effet, 56% des jeunes scolarisés dans le primaire et au collège lisent au moins une fois par semaine, 14% ne lisent jamais. Côté adultes, rien de réjouissant non plus. En 2012, une enquête menée dans 24 pays de l’OCDE a montré qu’en France 22 % des personnes âgées de 16 à 65 ans ont un faible niveau de compétence dans le domaine de l’écrit, contre  16 % pour l’ensemble des pays participants.

Y a-t-il là un recul de l’écrit ? Pour ma part je le crois, et la vogue des MOOCs, ces cours sous la forme de vidéos disponibles gratuitement sur Internet, pourrait conforter une tendance à substituer l’image animée et le son au silence de la page imprimée.
C’est dans ce contexte un peu morose que je relisais la liste des 34 plans pour la « Nouvelle France industrielle » et que j’y cherchais quelque trace d’industries culturelles. Et je n’y trouvais rien qui mette en avant le capital de créativité et le pouvoir d’influence que nourrissent ces industries. N’est-ce pas Roosevelt qui agissait en faveur de l’ouverture des écrans européens au cinéma américain, expliquant que pour vendre des biens américains au monde, il fallait leur proposer aussi ces messages subliminaux que véhicule le cinéma ?

Il est vrai que le numérique figure en belle place dans la liste des « 34 ». Il y est question d’e-éducation, de souveraineté télécoms, de cybersécurité, mais point de culture.

J’aurais volontiers proposé un additif : les industries de l’écrit et celles du tourisme patrimonial. Il y a sûrement des gisements d’emplois et des retombées de ces côtés là…

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