Par Marine Durand, le 30.09.2016 à 19h00 (mis à jour le 30.09.2016 à 19h00) - 1 commentaire proclamation

Le 11e Prix Senghor à Ali Zamir

Ali Zamir - LE TRIPODE

Anguille sous roche (Le Tripode), premier roman du jeune écrivain comorien, a été plébiscité par le jury.

Les jurés du Prix Senghor du premier roman francophone et francophile ont décerné leur 11e récompense, vendredi 30 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, à Ali Zamir pour Anguille sous roche, paru en août au Tripode.

Conçu comme une longue et unique phrase prononcée par une femme qui se noie nommée Anguille, Anguille sous roche, d'Ali Zamir, est "une véritable houle verbale qui vous emporte dans son flot", "le récit des tribulations de ceux qui prennent la mer mais aussi de la condition féminine dans la société patriarcale de ce coin de l’océan Indien", écrivait Sean James Rose dans son avant-critique parue dans Livres Hebdo le 3 juin.

A la mi-août, Frédéric Martin, l'éditeur d'Ali Zamir, avait alerté le public et les médias de la situation de son auteur, interdit de séjour sur le sol français après s'être vu refuser son visa. Moins de 24h après la mise en ligne d'une pétition sur le site Avaaz.org, Ali Zamir obtenait finalement les documents nécessaires à son séjour en France.

Anguille sous roche était en compétition avec dix autres premiers romans :
  • Clara Arnaud, L’orage (Gaïa, France)
  • Yann Fortier, L’angoisse du Paradis (Marchand de feuilles, Québec) 
  • Jeremy Fel, Les loups à leur porte (Rivages, France)
  • Colombe Boncenne, Comme neige (Buchet Chastel, France)
  • Albena Dimitrova, Nous dînerons en français (Galaade, Bulgarie)
  • Philippe Rahmy, Allegra (La Table ronde, Suisse)
  • Jean-Luc Cattacin, A travers ciel (Phébus, France)
  • Ahmed Tiab, Le français de Roseville (L’Aube, Algérie)
  • Agnès Mathieu Daudé, Un marin chilien (Gallimard, France)
  • Anne Collongues, Ce qui nous sépare (Actes Sud, France)
Doté de 2000 euros, le Prix Senghor "veut distinguer et promouvoir de "jeunes" écrivains d’expression française qui ont réussi à créer, en utilisant la langue qu’ils ont en partage, "des œuvres de beauté" et de qualité". Son jury se compose de Vénus Khoury Ghata, écrivain, Isabelle Colin, directrice de la bibliothèque Germaine Tillion, Paris 16e, Catherine Fruchont-Toussaint, journaliste à RFI, Jean-Claude Perrier, critique littéraire à Livres Hebdo, Emilie Vadié, libraire (Librairie Tschann), Louis-Philippe Dalembert, écrivain, Caroline Moulin Schwartz, jurée prix, Elle-Bloggeuse littéraire, Dominique Loubao, responsable du Prix Senghor, et Nicolas Forest, bibliothécaire à la médiathèque Landowski Boulogne-Billancourt.

1 commentaire déjà posté

yo - il y a 1 an à 12 h 31

Pour Sean James Rose, la société comorienne est une des seules à être profondément matriarcale en terre d'Islam. C'est faux, mais certainement plus vendeur ce qu'il a écrit.

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