Par Vincy Thomas, Marine Durand, le 25.10.2016 à 13h16 (mis à jour le 25.10.2016 à 14h00) - 2 commentaires Lauréats

Le Femina 2016 pour Marcus Malte, Rabih Alameddine et Ghislaine Dunant

Marcus Malte

Le premier grand prix d'automne a été révélé ce mardi 25 octobre. Le Femina couronne Marcus Malte, Rabih Alameddine et Ghislaine Dunant.

Le Femina a récompensé deux petites maisons d'édition ce mardi 25 octobre au Cercle interallié.

Le Prix Femina a été remis à Marcus Malte pour Le garçon (Zulma) par sept voix contre trois pour Nathacha Appanah (Tropique de la violence, Gallimard). Le garçon n'a pas de nom et ne parle pas. Être quasi sauvage, il ne connaît du monde que sa mère et leur cabane. En 1908, il se met en chemin et découvre le monde : les habitants d'un hameau, Brabek et Emma, puis la guerre, paroxysme de la folie des hommes. Ce roman esquisse l'itinéraire d'une âme neuve, qui s'éveille à la conscience et vivra des expériences tantôt tragiques, tantôt cocasses. Le livre était également dans la liste du Prix du roman Fnac, la première sélection du prix Wepler et parmi les finalistes du prix de Nancy et du Point.

Le Femina étranger a été décerné à Rabih Alameddine pour Les vies de papiers, paru fin août aux éditions Les Escales, par cinq voix contre quatre pour Petina Gappah (Le livre de Memory, Lattès). Traduit de l'anglais par Nicolas Richard, le roman suit une femme âgée de 72 as, Aaliya Saleh, peu conventionnelle et luttant depuis toujours contre le carcan imposé par la société libanaise. Sa seule passion est la littérature. Mais elle doit faire face à une catastrophe inimaginable. Le livre avait été finaliste en 2014 aux National Book Awards.

Enfin le Femina essai a été remis à Ghislaine Dunant pour Charlotte Delbo, la vie retrouvée (Grasset), par six voix contre quatre en faveur de Jacques Henric (Boxe, Seuil). La biogtaphie retrace la vie de cette auteure engagée et résistante rescapée d'Auschwitz

2 commentaires déjà postés

Michel Breil - il y a 1 an à 20 h 43

À l'annonce du prix Fémina j'avais Marcus Malte à l'esprit et puis, le résultat est tombé, ce fût un moment de bonheur, une demi surprise, vu la qualité de l'oeuvre de ce romancier que nous apprécions et que nous avons la chance de rencontrer à La Seyne sur Mer. Très heureux pour vous et vive la musique des mots, bien amicalement, Michel

Ed - il y a 1 an à 14 h 07

Étonnement mardi lorsque j'ai entendu la nouvelle : le titre, le résumé que l'on faisait de ce livre, mais je le connaissais !!! On aurait dit Legarçon de Richard Morgiève, publié en 1997 chez Calmann-Levy. http://www.babelio.com/livres/Morgieve-Legarcon/186115 http://calmann-levy.fr/livres/legarcon/ Alors évidemment, l'époque n'est pas la même, mais je suis restée sans voix.

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