Bande dessinée

Pour promouvoir les albums francophones aux Etats-Unis et encourager les traductions, onze éditeurs majeurs de bande dessinée créent en France la French Comics Association. Un projet né il y a quatre ans alors que Philippe Ostermann, DG délégué de Dargaud, était président du groupe BD au Syndicat national de l’édition. Les subventions ont été débloquées avant l’été avec un soutien du CNL (85 000 euros) et du Bief (30 000 euros), et l’association, qui réunit Casterman, Dargaud, Delcourt, Dupuis, Futuropolis, Gallimard BD, Glénat, Le Lombard, Rue de Sèvres, Soleil et Steinkis, passe à la vitesse supérieure. Elle lance un festival, French Comics Framed, à New York du 26 septembre au 5 novembre. "Un appel d’air s’est créé avec des traductions régulières, et un public comme pour Blacksad par exemple qui atteint les 50 000 albums vendus, note Philippe Ostermann, le président de l’association. Mais il n’y a pas pour le lecteur de liens visibles qui permettraient d’identifier ce qu’est la BD franco-belge." Ce mois de la BD francophone prend la forme d’une exposition de 50 artistes à Cooper Union, en plein cœur de Manhattan, et d’une dizaine de rencontres dont une à l’université Columbia avec Kerascoët, Pénélope Bagieu et Catherine Meurisse. L’association, qui s’est dotée d’une agence de communication aux Etats-Unis, aura aussi un stand au New York Comic Con du 6 au 9 octobre. Les Américains n’ont donc pas fini de parler de la "French comics invasion", comme le titraient à l’été 2015 nos confrères de Publishers Weekly, suite au lancement des plateformes numériques d’albums européens traduits en anglais Comixology et Europe Comics. A.-L. W.

02.09 2016

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