Par Cécilia Lacour, le 09.03.2017 à 13h30 (mis à jour le 09.03.2017 à 13h30) Récompense

Négar Djavadi reçoit le prix Première

Négar Djavadi - P. MATSAS

En ouverture de la Foire du livre de Bruxelles, Négar Djavadi a été distinguée par le prix Première pour son premier roman Désorientale (Liana Levi).

Alors que la Foire du livre de Bruxelles vient d’ouvrir ses portes, Négar Djavadi s’est vu remettre le prix Première, doté de 5000 euros, pour son premier roman Désorientale (Liana Levi). Elle succède à Pascal Manoukian, lauréat 2016, pour son premier roman Les échoués, publié par Don Quichotte.
 
Désorientale, primé par le prix du Style 2016, a été choisi par un jury d'auditeurs de la radio de la RTBF, La Première, parmi une sélection de dix premiers romans proposés par un comité de sélection, constitué de libraires et de journalistes.
 
L’ouvrage dresse le portrait de l’Iran des années 1970 et évoque les questions d’identité, d’exil et de transmission avec Kimiâ Sadr, native de Téhéran mais exilée en France, qui suit un protocole d’insémination artificielle. Dans la salle d’attente de l'hôpital, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents opposés au régime en place.
 
Dans son avant-portrait de la primo-romancière (Livres Hebdo du 10 juin 2016), Véronique Rossignol parle de Désorientale en évoquant une "fresque ample, politique, mais aussi musicale et cinématographique, les deux amours de cette scénariste qui vient de l’image et a placé en exergue du roman les paroles d’une chanson de PJ Harvey".
 
Née en Iran en 1969, Négar Djavadi, réalisatrice, monteuse et scénariste pour le cinéma, arrive clandestinement en France à l’âge de 11 ans après une traversée, à cheval, des montagnes du Kurdistan avec sa mère et ses deux sœurs. En 2005, elle a remporté le trophée du meilleur premier scénario, en 2005, pour le court-métrage Après la pluie, les amoureux.
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