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Sauramps : l'hypothèse du redressement judiciaire se confirme

La librairie Sauramps à Montpellier - Photo Olivier Dion

Sauramps : l'hypothèse du redressement judiciaire se confirme

En l’absence de garanties financières apportées par Matthieu de Montchalin, dernier candidat à la reprise des librairies montpelliéraines, les juges du tribunal de commerce ont clos, vendredi 3 mars, la procédure de mandat ad hoc. Courant mars, le P-DG, Jean-Marie Sevestre, devrait déclarer l'entreprise en cessation de paiement.
 

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Par Cécile Charonnat
Créé le 03.03.2017 à 22h32

Brandie telle une menace depuis plusieurs mois, l'entrée de Sauramps dans un processus de redressement judiciaire ne saurait plus tarder. Actant l’échec des offres de reprise, l’audience du 3 mars au tribunal de commerce de Montpellier s’est soldée par la clôture de la procédure du mandat ad hoc, qui courait depuis 9 mois. >Une décision qui devrait conduire, selon toute logique, Jean-Marie Sevestre, P-D.G. du groupe de librairies montpelliérain, à déclarer courant mars la cessation de paiement de son entreprise.

Selon un proche du dossier, la procédure est de toute façon "inéluctable. Si les échéances de fin février sont passées ric-rac, grâce à certains reports notamment, celles de fin mars ne passeront pas."
 
La cessation de paiement, qui signifie que Sauramps se trouve dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible, entraîne l’ouverture d’une procédure collective qui se caractérise soit par un redressement judiciaire, soit par une liquidation. Au vu de la situation globale du groupe, le redressement, assorti d’un plan de cession, devrait être privilégié.
 
Sauramps Odyssée à Montpellier- Photo OLIVIER DION.
Une dernière tentative désespérée
 
Toutefois, dans l’optique d’éviter cette situation, et pour pallier le fait que Matthieu de Montchalin, propriétaire de L'Armitière et président du SLF,  n’a pas apporté dans le délai fixé par le mandat ad hoc les garanties nécessaires au financement de son projet de reprise, les trois actionnaires de Sauramps ont tenté mercredi 1er mars, un dernier geste, désespéré.
 
Ils ont sollicité, par courrier, Benoît Bougerol afin qu’il reprenne son offre déposée le 25 novembre et qu’il avait déclarée caduque le 17 janvier. "Consterné par cette lettre", le propriétaire de La Maison du livre, à Rodez, et de Privat, à Toulouse, qui avait 24 heures pour se prononcer, a répondu par la négative le 2 mars.
 
Néanmoins, dans le cadre de la procédure judiciaire, Benoît Bougerol fera à nouveau acte de candidature, avec le soutien de "certains éditeurs", affirme t-il. Et avec, en tête, "deux points compliqués" : la renégociation des baux commerciaux, notamment ceux du Triangle, navire amiral de Sauramps, et l’élaboration d’un plan social.

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