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ÉDITION

La succession de Bernanos dénonce "la tentative de récupération" de l'écrivain par le FN

Publié le 31 août 2010 par vt, avec afp

(Photo : Georges Bernanos)

Le parti d'extrême droite a utilisé le nom de Bernanos pour baptiser la promotion 2010 du Front National de la jeunesse (FNJ).

Gilles Bernanos, administrateur de la succession de Georges Bernanos, et président de l'Association internationale des amis de Georges Bernanos, a dénoncé mardi 31 août "avec force" la "tentative de récupération" de l'écrivain par le Front national.

Dans un communiqué, Gilles Bernanos s'est ému que le parti de Jean-Marie Le Pen ait décidé le week-end dernier, lors de son université d'été, de baptiser la promotion 2010 du Front National de la jeunesse (FNJ) "Bernanos".

"Il est inadmissible que le Front National choisisse de placer officiellement les activités de la "promotion actuelle" du FNJ sous le "parrainage" de Georges Bernanos, sans autorisation de ses ayants droit et en violation flagrante de ses idéaux", s'est insurgé M. Bernanos.

Pour lui, "cette utilisation opportuniste du nom de Georges Bernanos est abusive". "Celui-ci a consacré sa vie à lutter contre les totalitarismes, qu'il s'agisse de Franco, Hitler ou Mussolini. Il s'est engagé dès juin 1940 pour la France Libre et contre le Maréchal Pétain, qu'il considérait, contrairement à M. Le Pen, comme un traitre qui "déshonorait les morts de Verdun"", a-t-il ajouté.

"Il n'existe rien de commun entre l'idéal de liberté, l'esprit de résistance et l'humanisme de Georges Bernanos, et le parti de M. Le Pen", a-t-il conclu.

Georges Bernanos est, entre autre, l'auteur de La joie (prix Femina), Sous le soleil de Satan et Journal d'un curé de campagne (Grand prix du roman de l'Académie française).

Bernanos disait que le "nationalisme déshonore l'idée de Nation". Ces petits "F-haineux", dont on sait juste que l'un d'eux est en licence à la sorbonne (ce qui n'est quand même pas une référence de sérieux absolu...), feraient bien de l'avoir lu. Eux, et leurs anciens, admirent Maurras, avec lequel Bernanos a rompu en 1919, puis définitivement, et très durement, en 1932. L'extrême droite l'a dès lors, considéré comme un traître et cette accusation fut démultipliée lorsque Bernanos écrivit en 1938 en "Les Grands Cimetières sous la lune". Maurras, alors, le traite de "communiste". Bernanos voit sa tête mise à prix par Franco, alors qu'il est encore en Espagne (il a d'ailleurs une rue à Palma, pour avoir choisi le parti des opprimés...). Rien n'est plus éloigné du FN, qui fermente depuis toujours dans les restes du pétainisme, que Vichy et "sa révolution des ratés". C'est cette même révolution que souhaite aujourd'hui le front national, et Bernanos la combattrait désormais de la même façon qu'hier, car elle nie la diversité, revendique l'exclusion, s'appuie sur le mensonge, et a le culte de la force. Pourquoi le FN ne lorgne t-il pas du côté de Brasillach, de Maurras, ou de Rebattet qui sont ses vrais inspirateurs ! De plus, Bernanos n'a jamais été un idéologue, mais surtout un poète, et son monarchisme est avant tout un idéal de fraternité (qu'on peut éventuellement considérer plus ou moins illusoire mais qui est totalement étranger au parti néo-fascisant M. Le Pen).
Commentaires Posté par : Bonny Parker | 06 septembre 2010 à 14:44:42
Les ayants droit préfèraient-ils donc que le Front soient les extrémiste qu'ils prétendent honnir ? Pourquoi prétendent-ils que nous ne pourrions pas détester autant qu'eux le totalitarisme ? Quand ils comprendront que le mondialisme qui nous est imposé, est ce modèle autoritaire et destructeur dont la nation est le seul rempart; que la nation est le creuset, tout du moins pour une société telle que la France, qui préserve le mieux les hommes dans leur environnement naturel,spécifiquement dans leur langue qui forme leur mentalité propre; que la ruine de notre instruction (lettres et sciences dans les méthodes traditionnelles que nous avions de les transmettre) est le fait de ceux qui nous combattent politiquement quand nous aimerions recouvrer nous, tout ce qui a fait la France et l'esprit français, dont nous pensons qu'il fut plus glorieux que médiocre, et surtout émancipateur et constitutif d'une alchimie qui nous approchait jadis de la liberté quand on nous rend aujourd'hui esclave d'un unique marché et d'une pensée à l'avenant.
Commentaires Posté par : Oriane Borja | 01 septembre 2010 à 14:59:38