

22/05/2012
21/05/2012
14/05/2012

La cour d'appel de Paris a jugé que la poupée vaudoue à l'effigie du chef d’Etat portait bien « atteinte à sa dignité » mais a autorisé la commercialisation du coffret, édité par K&B , à condition que soit ajouté un bandeau d’avertissement.
Jean-François Kowalski, l’éditeur de K&B, va devoir apposer un bandeau sur les prochains Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy portant l’inscription « Injonction judiciaire : Il a été jugé que l'incitation du lecteur à piquer la poupée jointe à l'ouvrage avec les aiguilles fournies dans le coffret, action que sous-entend l'idée d'un mal physique, serait-il symbolique, constitue une atteinte à la dignité de la personne de M. Sarkozy ».
Dans son arrêt rendu le 28 novembre, la cour d'appel de Paris a jugé que « l'incitation du lecteur à piquer la poupée jointe à l'ouvrage avec les aiguilles fournies, action que sous-tend l'idée d'un mal physique serait-il symbolique, constitue une atteinte à la dignité de la personne de M. Sarkozy ».
Il est souligné toutefois « qu'il n'y a pas lieu d'interdire la poupée », cette mesure n'étant « pas proportionnée et adéquate ».
C’est pourquoi la cour d'appel a condamné K & B, marque de la société de production Tear Prod, à payer un euro symbolique de dommages et intérêts ainsi que les frais de justice et l’a adjoint « d'apposer au besoin par un bandeau » la mention de la condamnation sur chaque coffret commercialisé.
L’éditeur a lancé une réimpression du Manuel à 20 000 exemplaires, qui seront livrés aux libraires par Volumen, avec le bandeau, juste avant les fêtes, le 16 décembre. Ce coffret humoristique composé d’un livret – une poupée en chiffon et 12 aiguilles –, lancé à 20 000 exemplaires le 9 octobre, a vu ses ventes décolller après l’assignantion en référé par le président de la République qui demandait son retrait de la vente.
Le coffret est rupture depuis le 28 octobre à la maison d’édition mais, pour les libraires qui en auraient encore quelques volumes en stock, l’éditeur réfléchit à un système de stickers pour mentionner la décision de la cour d’appel.
Le 29 octobre, le TGI de Paris, saisi d'une demande d'interdiction du Manuel, avait débouté Nicolas Sarkozy.