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Avr
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La délicatesse

Je vais éviter de commencer, comme à chaque fois finalement, par dire que je suis désolé de ne pas être plus actif du blog. Et bien sûr en disant que je vais éviter, je ne l’évite pas. Ma vie est ainsi. Je fais ce que je ne fais pas. Bon là, c’est une tentative pour vous embrouiller, et qui vous fera peut-être penser : « finalement, ce n’est peut-être pas plus mal qu’il n’écrit pas plus souvent par ici. » Mon absence ne m’a certainement pas empêché de penser à vous (petite tentative de fourberie). C’est vrai ça : à chaque fois que je vivais quelque chose d’un tant soit peu palpitant ( c’est-à-dire deux fois et demi en onze semaines (je vous laisse faire le calcul de l’apparition de la palpitation dans ma vie), je me disais : « tiens, ça aurait mérité un petit blog ça. » Et puis le temps d’arriver chez moi, d’allumer mon ordinateur, de lire tous les messages enflammés que je reçois sur Facebook, et hop, vous passiez dans l’antichambre de mes mots. J’ai tant manqué d’attention à votre égard, et je comprendrais parfaitement que vous ne vouliez plus de moi, que vous ne lisiez plus ces lignes pour vous précipiter dans celles de François Taillandier, écrivain hautement plus régulier, écrivain à la palpitation fidèle.

 

Que voulais-je dire ? Ah oui ces derniers temps, j’ai surtout été focalisé par l’entreprise de peaufinage de mon dernier roman. Au fond, c’est ce qui prend le plus de temps. L’édifice n’est rien sans le positionnement des virgules. Et puis, la dernière étape c’est toujours ainsi : on met tout en doute. Cette phrase, ce passage, ce dialogue : plus rien n’est voué à la certitude. En relisant mon roman, je pensais en permanence à tous les romans que ce roman aurait pu être. Aux autres chemins qu’il aurait pu parcourir, du drame à la bouffonnerie. Il y a dans l’écriture de roman comme une fidélité brutale : le début d’un mariage. On choisit une vie, on est monogame de la virgule, et puis, plus on avance, plus on pense à tous les points-virgules avec qui on pourrait être. Avec qui : on pourrait vivre une parenthèse. On attend la parution, comme un soulagement, comme une façon de se dire : « ça y est, maintenant, tu es dans ton cercueil : on ne peut plus te modifier » Ce roman s’appelle  La délicatesse et sortira fin août chez Gallimard, pour la rentrée littéraire. A ce moment-là, mon fils, lui, passera en CE1.

Subjonctif et conditionnel à revoir.
Commentaires Posté par : La maîtresse | 21 avril 2009 à 09:53:41
Vous avez au moins le mérite d'entretenir la (im)patience des lecteurs/lectrices de votre blog... et de fournir de nombreux clics (en tout cas les miens) à Livres Hebdo pour venir vérifier si un nouveau message est apparu !

En tout cas c'est toujours un réel plaisir de voir de nouvelles lignes ici et vivement le mois d'août ! Votre nouveau roman pour mon anniversaire : PARFAIT !

Amitiés
Charline
Commentaires Posté par : Charline | 21 avril 2009 à 16:18:15
"finalement, ce n'est peut-être pas plus mal qu'il n'écrit pas plus souvent"

"je comprendrais parfaitement que vous ne voudriez..."

C'est vrai que la littérature se passe désormais très bien de la concordance des temps.

ça donne vraiment en vie de vous lire, en effet...
Commentaires Posté par : x | 22 avril 2009 à 10:52:31
alors là... je dis bravo!... et moi qui pensais que ce blog n'était plus lu!... je n'avais presque plus de commentaires... et hop, j'ai fait exprès de glisser quelques fautes de concordances, et là c'est le déchaînement de Toulouse à monsieur X! Ca me fait chaud au coeur d'être lu comme ça, avec autant de vigilance et d'amour de la précision.
Commentaires Posté par : david | 22 avril 2009 à 15:14:31
Bien sûr que ce blog est lu,
j'en atteste!

Alors on peut poster sans forcément être abonné(e) à Livres Hebdo?

Je fais une première tentative,
un 22 avril,
"ne te découvre pas d'un fil"

"Anagrammement vôtre",

et surtout bien amicalement,
une lectrice,
l'Autrichienne (anagramme de 13 lettres.)
Commentaires Posté par : L'Autrichienne | 22 avril 2009 à 17:53:05
Ah! Mon message a été posté avec succès! J'en suis très heureuse!

Mea culpa à l'auteur de me "réveiller" si tard, je pensais qu'il fallait nécessairement être abonné(e) à Livres Hebdo pour pouvoir contribuer à ce délicieux blog!

Des lustres plus tard... heureusement que j'ai fait un premier essai!
avec un premier post un peu naïf, je l'avoue...

à bientôt,
une lectrice régulière (comme "les temps", le Verbe?)
lectrice surnommée:
"L'Autrichienne" (l'anagramme de 13 lettres.)
Commentaires Posté par : L'Autrichienne | 22 avril 2009 à 18:09:08
à l'intention du brillantissime auteur de ce blog:

Ah, j'oubliais: "l'Autrichienne" (13 lettres) n'est pas l'anagramme "exact",
celui en 15 lettres n'existant pas,
"l'Autrichienne" est ce qu'il y a de plus approchant... me reconnaîtrez-vous?

Merci à la rédaction de poster mes illustres commentaires!
Commentaires Posté par : L'Autrichienne | 22 avril 2009 à 18:17:38
La délicatesse, ou plutôt l'indélicatesse...
Commentaires Posté par : unevilleunpoeme | 24 avril 2009 à 18:37:13
J'ai hâte de découvrir ce nouveau roman ! Je serai au rendez-vous en août, fautes de temps ou pas. ;-)
Commentaires Posté par : Caroline | 26 avril 2009 à 21:29:40
D'humour à humour, et sans déchaînement aucun, ne sommes-nous pas à égalité, car vous aussi, finalement, vous réagissez?
Merci.
Commentaires Posté par : Anne J. (fausse Maîtresse) | 27 avril 2009 à 09:57:29
Je n'ai encore jamais lu vos livres.
Mais je lis votre billet alors que je suis au même stade (état) que vous, pile. Vous dites exactement ce que c'est, joliment, avec délicatesse donc…
Mon premier achat de cette "fameuse rentrée-là" sera votre livre.
Merci…
Commentaires Posté par : sophie poirier | 22 juin 2009 à 15:19:44
David Foenkinos,
Je suis déçue que votre vie ne soit pas plus palpitante. Mon fils aîné ne rentre qu'au cp, je suis blonde et je fournis moins d'hormones que vous, et j'ai pourtant deux fois plus de palpitations que vous durant les mois d'été... J'ai relu votre "délicatesse, c'est décidemment très joli.
Amitiés

ps: si vous ne répondez pas, j'écris à nouveau avec une énorme faute de concordance des temps
Commentaires Posté par : amanda | 28 août 2009 à 23:13:23
Grâce à une émission de France Inter, je viens de lire "la Délicatesse", et avec beaucoup de plaisir, mais j'ai été effarée par un barbarisme p 110 ("elle aurait aimé que les autres perçoient"). Dites-moi que ce n'est pas de vous !
Commentaires Posté par : Michèle | 31 août 2009 à 23:32:57
Je ne suis pas encore à la page 110, je découvre le blog et c'est le premier livre que je lis de vous, je me fous de vos fautes de concordance et je m'en ficherais tant que vous saurez trouver des mots aussi justes et qui me touchent autant que dans "la délicatesse".
Commentaires Posté par : François | 16 septembre 2009 à 11:17:43
Femme-enceinte-n'ayant-plus-rien-à-faire-qu'attendre a la bonne idée d'écouter le Fou du roi.
La façon dont Erik Orsenna parle de votre écriture lui donne illico envie de vous lire.
La voici sur votre blog.
"Je fais ce que je ne fais pas" , ça ressemble à de la procrastination. Alors pourquoi s'excuser ?
Sur qu'il est inélégant de laisser l'adresse de son blog lorsqu'on en commente un autre mais faut quand même que vous sachiez qu'y a des professionnels du "faire ce qu'on ne fait pas" ici :
http://procrastinez.blogspot.com
(et voici que je n'évite pas non plus ce que je devrais éviter).
Bref, à partir d'aujourd'hui, vous lire s'ajoute à la liste des choses qui m'aideront à repousser ce que je devrais faire. Chouette !

Commentaires Posté par : Xtelle | 19 septembre 2009 à 17:47:10
Bonjour,
C'est encore la femme-enceinte-n'ayant-plus-rien-à-faire-qu'attendre (faut croire que ça ne me réussit pas). Je viens de terminer La délicatesse et j'ai envie de crier sur quelqu'un alors autant que ce soit sur l'auteur.
Voilà, je trouve votre écriture vraiment délicieuse (au point que je m'en suis régalée) mais MINCE, c'est pas possible : quelqu'un qui admire Albert Cohen ou JP Toussaint ne PEUT PAS TERMINER son roman de la sorte ! Non et non. Que diable, pensez aux adolescentes qui vont vous lire, ne faites pas comme A. Jardin ou A. Gavalda, ne les laissez pas croire que tout se fige après LA rencontre. Toute la complexité de l'amour qui est pourtant perceptible au début, s'évanouirait en un coup de poing ? Allez, allez, votre écriture vaut mieux que ça.
Je suis désolée d'être brutale, probablement un nouveau coup de mes hormones (et puis c'est pas si souvent que je lis un auteur pas mort. Un blog, c'est plus pratique qu'une table à spiritisme)
Allez, je vais lire En cas de bonheur parce que je n'aime pas partir fâchée et je vous rappelle.
Commentaires Posté par : Xtelle | 26 septembre 2009 à 17:22:18
Hum ... la délicatesse! j' l'ai lu , et vais le relire , le relire et le relire.
C'est formidable je me suis régalée.Quel humour et quelle délicatesse ce livre porte bien son nom.
MERCI
Commentaires Posté par : brijou | 12 octobre 2009 à 11:29:42
très jolie histoire ,très jolie titre,c'est assez incroyable ,c'est exactement ce que je vie a ce moment prècie,je vais m'empresser d'acheter ce livre,je vous es vue sur france5,c'est avec tellement de delicatesse quevous avez raconter ces sentiments merveilleux ,chapeau bas
Commentaires Posté par : nathalie | 29 octobre 2009 à 23:37:43
merci pour avoir ensoleillé ce lundi matin pluvieux (hélas la page 201 a sonné les douze coups de midi) avec "La Délicatesse"
Commentaires Posté par : sylvie | 02 novembre 2009 à 12:13:56
Bonsoir David,
Je viens de voir et surtout entendre votre intervention sur M6. Votre manière de parler de votre roman et votre passion pour les "Nathalie" me touche et c'est avec grand intérêt que je vais courir me procurer votre roman afin de me délecter de vos mots. La délicatesse semble être un terme qui vous correspond, et c'est une Nathalie reconnaissante et flattée qui va faire partie de vos nouveaux fans !! Affectueusement. Nathalie
Commentaires Posté par : Nathalie | 17 novembre 2009 à 20:36:44
des fautes de concordance... Je ne s
Commentaires Posté par : constance | 21 novembre 2009 à 09:52:39
bonjour david,
je ne vous connaissais pas je vous découvre avec "la délicatesse" et je vous remercie d'écrire ainsi.
je ne me souvenais plus d'avoir souri et d'avoir autant apprécié les personnages d'un livre...( merci d'avoir crée un markus il y en a si peu!!)
j'éspère un jour vous attrapez au vol pour une dédicace je vous ai raté à perpignan!!
bien je retourne à vos écrits merci!!! anne isabelle
Commentaires Posté par : anne isabelle | 09 décembre 2009 à 15:08:56
Hi David,

Ton livre délicat m'a bien plu, bien plus d'ailleurs que ton potentiel faiblement érotique que j'ai déjà oublié.

Si je pouvais réaliser, j'adapterai bien ce livre après d'autres (La Faim en Noir et Blanc d'abord), mais j'ai cru comprendre que tu l'avais déjà envisagé !

Peace
Commentaires Posté par : eden | 16 janvier 2010 à 14:09:27

auteur

 
David FoenkinosDavid Foenkinos, David Foenkinos est l'auteur, entre autres, du "Potentiel érotique de ma femme" (Folio) et "Nos séparations" (Gallimard). Son nouveau roman "La délicatesse" (Gallimard) vient de paraître.

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