
J’avoue, à ma plus grande honte, n’avoir jamais lu de livres d’Anne-Marie Garat. Elle a sorti cette semaine un nouveau roman intitulé Dans la main du diable (Actes-sud). Je reconnais, sans m’en faire particulièrement gloire, lire parfois Télérama. Ce magazine bonne culture- bonne conscience publie, comme d’autres des blogs de ses collaborateurs. Je viens de recevoir par des amis celui de Martine Laval, « Lectures buissonnières ». La journaliste cède sa place à l’écrivaine. A défaut de lire le blog de Martine Laval, vous lirez donc le texte envoyé par Anne-Marie Garat.
Je ferai de même cette semaine : plutôt que de me lire, lisez-là. Sans doute ce cri de colère vous fera, comme à moi, du bien. Un coup de pied au cul salutaire. Certains la trouveront excessive, je n’aime pas personnellement le recours permanent au nazisme pour jauger le niveau de nos malheurs mais je citerais pourtant ce poème attribué au Pasteur Martin Niemöller arrêté en 1937 et libéré du camp de Dachau en 1945 :
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai pas protesté car je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai pas protesté car je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté car je ne suis pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté car je ne suis pas catholique.
Et quand ils sont venus me chercher,
Il n’y avait personne pour protester.»
Ces dernières semaines, je me suis dit que je n’étais plus jeune, que je ne suis plus journaliste, je n’ai jamais été immigré, ni prisonnier, ni fou, à vrai dire je ne plus grand chose. Mais une chose est sure : je ne suis pas fier de ce que je vois. Autant vous l’avouer, j’ai même un peu honte de rester les bras ballants. Alors, merci à Anne-Marie Garat de protester pour nous. Lisez… http://www.telerama.fr/livre/coup-de-colere-de-anne-marie-garat,36525.php

Christian Sauvage, Christian sauvage, éditeur après avoir été journaliste et critique littéraire, tient ici un blog mêlant vie quotidienne et vie littéraire. Portant un regard amusé sur nos vies minuscules face à des problèmes capitaux. Et réciproquement.
Ma-ter-ni-té ! Fra-ter-ni-té !
Je cède la place, je ne fuis pas!
Chroniques new yorkaises (4) : The (happy?) End
Chroniques new-yorkaises (3) : Good bye John
Chroniques new-yorkaises (2) : Black & white

FB@ : Eh oui, François, eh oui...
Les pires horreurs
Toujours
Dans les mondes du plomb
Où les collabos
S'appellent tout le monde
Jamais ne se révoltent
Les classes moyennes
Jamais
Mais elles ont la décence
Et le savoir-paraître
Jusqu'au bout des ongles
Sans étendre les doigts