Proclamation

Ibrahim Nasrallah, lauréat du Prix de la fiction arabe 2018

Ibrahim Nasrallah - Photo DR/COPIE D'ÉCRAN PUBLISHING PERSPECTIVES

Ibrahim Nasrallah, lauréat du Prix de la fiction arabe 2018

L’écrivain et poète palestino-jordanien Ibrahim Nasrallah a remporté, mardi 24 avril, le 11e Prix international de la fiction arabe pour son livre The Second War of the Dog (Arab Scientific Publishers Inc.)

Par Léopoldine Leblanc,
Créé le 25.04.2018 à 14h51,
Mis à jour le 25.04.2018 à 15h00

Le jury de la 11e édition du Prix international de la fiction arabe (Ipaf) a récompensé, à la veille de la Foire internationale du livre d’Abu Dhabi, dont la 28e édition se déroule du 25 avril au 1er mai, l’écrivain palestino-jordanien Ibrahim Nasrallah pour son roman dystopique The Second War of the Dog, publié par Arab Scientific Publishers Inc. Il succède à l’auteur saoudien Mohammed Hasan Alwan, distingué pour Une petite mort publié chez Dar al Saqi.
 
Né en 1954 de parents palestiniens réfugiés en Jordanie, Ibrahim Nasrallah s’est illustré comme journaliste en Jordanie entre 1978 et 1996 avant de se consacrer à l’écriture. Romancier et poète engagé, il a publié une dizaine de titres dont une partie a été traduite en anglais tels The Lanterns of the Kings of Galilee (2015), Time of White Horses (2016), et Gaza Weddings (2017) parus chez Hoopoe-AUC Press. Aucun de ses romans n’a été traduit en français.
 
Dans Second War of the Dog, l’écrivain adepte des romans historiques s’est essayé pour la première fois à la dystopie futuriste. "Avec humour et perspicacité, [le roman] révèle la tendance à la brutalité inhérente à la société, imaginant une période où les valeurs humaines et morales ont été écartées et où tout est permis, même la vente et l’achat des âmes humaines", a déclaré lors de l’annonce du prix l’écrivain et universitaire jordanien Ibrahim Al Saafin, président du jury.
 
Doté de 50000 dollars (environ 41000€), l’Ipaf est financé par l’Autorité du Tourisme et de la Culture d’Abou Dhabi et soutenu par la Booker Prize Foundation de Londres. L’œuvre du lauréat est également traduite en anglais tandis que les 5 autres finalistes – l’écrivain soudanais Amir Tag Elsir, le Saoudien Aziz Mohammed, l’auteure irakienne Shahad al Rawi, le Palestinien Walid Shurafa et la Syrienne Dima Wannous – reçoivent chacun 10000 dollars (environ 8200€).

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités