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Le Festival du livre de Paris attire 90 000 visiteurs

90 000 visiteurs étaient au rendez-vous - Photo Pauline Gabinari

Le Festival du livre de Paris attire 90 000 visiteurs

100 000 livres ont été vendus lors de la première édition de la manifestation organisée les 22, 23 et 24 avril au Grand palais éphémère par le Syndicat national de l’édition. 

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Par Pauline Gabinari ,
Créé le 24.04.2022 à 22h05 ,
Mis à jour le 25.04.2022 à 11h43

Entre la file d'attente qui court jusqu’à la rue, et les livres s'empilant dans les bras des lecteurs, le public a répondu présent pour la nouvelle formule du Festival du livre de Paris lancée par le Syndicat national de l’édition. Selon ses organisateurs, le Grand palais éphémère, sur le Champ-de-Mars, a accueilli 90 000 visiteurs du 22 au 24 avril, et les éditeurs se montrent plutôt satisfaits de cette première en dépit des problèmes de signalétique et de facturation.

"Ce lieu est tellement plus agréable, se réjouit Pierre Hilde, directeur commercial du Seuil. Cela se ressent pour nous mais aussi sur les lecteurs", ajoute-t-il, pointant les piles bien entamées de textes réservés "aux lecteurs curieux aimant déambuler". "Plus chaleureux, plus accessible, moins bruyant... vraiment le lieu est super !" abonde Barbara Astruc, directrice éditoriale chez Leduc.s.

Qualifié de "vrai festival" par beaucoup, le festival du livre de Paris a fait des adeptes pour sa formule esthétique même si son choix de sobriété poussé à l'extrême a posé quelques soucis de repérage. Les éditeurs se rejoignent tous sur ce point : la signalétique trop faible empêche certains lecteurs de se repérer. 

Entre liberté et gestion des stocks

Changement majeur, l'encaissement centralisé était également au centre des débats parmi les exposants. "Cela réduit le dialogue que l'on pouvait avoir avec nos lecteurs. Par ailleurs, les libraires en charge des TPE volants ne sont pas repérables dans l'espace", regrette Colette Olive, la  directrice de Verdier, avant d'être interrompue par une lectrice ne comprenant pas où payer son livre.

Sur le site, deux moyens d'encaissement étaient possibles : une caisse centrale et des terminaux de paiement mobiles. Si la première solution a été une franche réussite avec 10 minutes d'attente en moyenne, les TPE volants se sont révélés, eux, trop peu nombreux. "C'est un point que nous devrons rêgler pour les années à venir", reconnait le directeur du festival, Jean Baptiste Passé.

Pour beaucoup de maisons, cette solution de paiement était à double tranchant. Elle donnait une plus grande liberté au lecteur, qui pouvait déambuler entre les stands comme dans une grande librairie. Mais, en invisibilisant les achats, elle rendait plus difficile la gestion des stocks. "Comme on ne savait pas vraiment ce que l'on vendait, on était un peu bloqué dans notre réassort", regrette Juliette Bartolo, marketing manager chez Kana. La gestion des stocks a donné quelques sueurs froides à certains éditeurs ne voyant pas arriver leurs ouvrages.

Au final cependant, "100 000 livres ont été vendus en trois jours", se félicite Jean-Baptiste Passé, avant d'annoncer les dates de la prochaine édition : les 21, 22 et 23 avril 2023. 

 

 

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