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Pour plus d’indépendance, l’Ecole des loisirs muscle sa propre diffusion

Pour plus d’indépendance, l’Ecole des loisirs muscle sa propre diffusion

A l’heure où certains éditeurs s’interrogent sur le rôle du représentant et sur le coût de la diffusion, l’Ecole des loisirs recrute du personnel pour reprendre en direct la diffusion de ses ouvrages vers les librairies de 2e niveau à partir de 2022.

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Par Pierre Georges,
Créé le 14.09.2021 à 15h11,
Mis à jour le 14.09.2021 à 17h39

Alors qu’elle était gérée depuis huit ans par Flammarion, la diffusion de l’Ecole des loisirs / Rue de Sèvres auprès des librairies de second niveau sera reprise directement par l’éditeur à compter du 1er janvier 2022. L'Ecole des loisirs et Rue de Sèvres se diffusaient déjà auprès du premier niveau.

La distribution restera assurée par Union-distribution et la diffusion dans les hypers et librairies de 3e niveau restera gérée par Flammarion. « Notre diffusion est partie intégrante de notre métier. Par rapport aux grands groupes, nous cultivons notre particularité avec ce sur-mesure », explique Louis Delas, directeur général de l’Ecole des loisirs, à LH Le Magazine.

« Cette décision est une façon de cultiver notre indépendance autant qu’un pas vers plus de proximité avec les auteurs, la création, et la librairie indépendante. Plus que jamais, les échanges et les relations humaines sont précieuses », précise Karine Caetano, directrice commerciale. « Nous voulons être maître de notre communication comme de notre politique commerciale », ajoute-t-elle. D’après la direction, plusieurs raisons motivent le choix de l’éditeur qui compte parmi les derniers grands noms indépendants de l’édition française : « le catalogue de création bien particulier, avec des auteurs emblématiques », le nombre de nouveautés relativement faible (350 par an), auquel s’ajoute « une implication particulière voir un certain militantisme », mais aussi les évolutions du monde de la librairie. 

Un geste fort vers les librairies indépendantes qui va dans le sens inverse des regroupements et mutualisations à l’ordre du jour dans les grands groupes de l’édition française. « Au moment où certains s’interrogent sur le rôle du représentant, le coût de la diffusion… nous engageons cinq personnes. Cela assure une visibilité et une présence de nos ouvrages mais aussi une maîtrise des remises, qui sont chez nous au minimum de 37% pour tous les libraires, quel que soit le réseau », nous confiait aussi Louis Delas. Les cinq nouveaux représentants ont déjà été recrutés et présentent des profils divers venant autant de l’édition que de la librairie ou bien encore … de la pâtisserie ! « Tous ont une approche de passionnés, presque militants. Ce sont des passeurs de livre autant que des vendeurs », conclut Karine Caetano.

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