Entretien

Ricardo Franco Levi : "L'internationalisation de l'édition italienne est une partie importante de notre mission"

Ricardo Franco Levi, président de l'AIE

Ricardo Franco Levi : "L'internationalisation de l'édition italienne est une partie importante de notre mission"

A l'occasion des Rencontres franco-italiennes de l'édition qui se sont tenues les 21 et 22 juin, Livres Hebdo a posé trois questions à Ricardo Franco Levi, président de l’Association des éditeurs italiens (AIE).

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Par Dahlia Girgis,
Créé le 23.06.2021 à 17h58,
Mis à jour le 23.06.2021 à 23h03

A l'occasion des Rencontres franco-italiennes de l'édition qui se sont tenues les 21 et 22 juin, Livres Hebdo a posé trois questions à Ricardo Franco Levi, président de l’Association des éditeurs italiens (AIE). En 2020, les échanges entre les deux nations ont donné lieu à près de 917 titres italiens vendus en France, tandis que le nombre de titres publiés en Italie traduits du français était de 2100. La France représente ainsi le deuxième marché pour les livres italiens.

Comment gérez-vous l'internationalisation des livres édités en Italie ?
L'internationalisation de l'édition italienne est une partie importante de notre mission. L'AIE s’est donné comme objectif d’interagir avec des partenaires institutionnels, en proposant un événement en ligne pour soutenir les exportations de livres italiens. Outre l'accord bilatéral avec la France qui vient d'être conclu, et toujours en collaboration avec l'ICE [Agence italienne pour le commerce extérieur], nous avons promu des initiatives similaires avec l'Australie, l'Espagne et la Corée. En 2021 les institutions publiques ont également soutenu l'édition italienne avec un appel d’offre à la traduction du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dont l’AIE a géré la phase de candidature, et un deuxième appel du Centre pour le livre et la lecture (Cepell).
 
Selon vous, quel type d’ouvrage français  intéresse le public italien ? Est-ce que cette tendance a évolué ces dernières années ?
Historiquement, les livres de fiction et les livres pour enfants et adolescents sont les principaux livres échangés, mais il serait erroné de se concentrer uniquement sur ces derniers. Par le passé, nous avons, à titre d’exemple, promu des activités pour le marché de la non-fiction, précisément parce que nous pensons qu'il existe un grand potentiel de développement. Pour vous donner un exemple : la France est la patrie de la bande dessinée et du roman graphique, un marché que vous considérez comme mature, mais que nous considérons, nous, comme très important et en pleine croissance, et auquel, en tant qu'association, nous accordons une attention toute particulière. 
 
Concernant les échanges entre les éditeurs italiens et français, quels sont les enjeux à venir ?
Il est nécessaire de consolider et de développer les opportunités de rencontres, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises qui, plus que d'autres, ont subi les conséquences négatives de l'annulation des salons professionnelles et foires. Ces dernières années ont induit un changement de paradigme de l'industrie de l'édition dans sa manière d’aborder les échanges de droits. Nous devons nous concentrer sur des salons ou des événements spécialisés, en dehors du calendrier normal des salons du secteur littéraire. Dans le cas de la France, nous sommes optimistes et pensons que l'amélioration de la situation sanitaire permettra la tenue de Livre Paris en 2022 avec l'Italie comme invité d'honneur. Aussi, l'appel à traductions en français du Cepell est définit comme prioritaire.


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