Grands prix d'automne 2020

Serge Joncour remporte le Femina 2020

Serge Joncour. - Photo J.-L. BERTINI/FLAMMARION

Serge Joncour remporte le Femina 2020

L'écrivain est récompensé pour Nature humaine (Flammarion). Déborah Levy, Christophe Granger et Charif Majdalani font partie du palmarès.

Par Isabel Contreras,
Créé le 02.11.2020 à 11h08,
Mis à jour le 02.11.2020 à 19h14

Présidé par Anne-Marie Garat, le jury du Femina a dévoilé, lundi 2 novembre par téléphone, le nom de ses lauréats.

Le prix Femina a couronné Serge Joncour pour Nature humaine publié chez Flammarion. "Nous suivons Serge Joncour depuis longtemps, a réagi par téléphone la romancière Anne-Marie Garat. Ce qui frappe chez lui c'est à quel point en tant que romancier et narrateur il arrive à nous transporter dans ce monde de la ruralité, son roman est d'une actualité absolue et cela n'a rien d'un retour à la nature, Serge Joncour a une connaissance profonde de son sujet. Son livre et la qualité qui l'accompagne ne peuvent que rencontrer le grand public". 

Nature humaine est un roman sur la fin de la vie paysanne et sur le divorce entre l'homme et la nature, à travers l'histoire d'une famille française bouleversée par le résultat de trente ans de progrès, de luttes, de politique et de catastrophes.

Le prix Femina étranger a récompensé l'autobiographie en deux volets de Deborah Levy, Ce que je ne veux pas savoir et Le coût de la vie, traduits par Céline Leroy et parus aux éditions du Sous-sol. L'autrice revient sur son enfance, évoque l'apartheid en Afrique du Sud, pays qu'elle a quitté, son père, militant de l'ANC emprisonné, ou encore l'Angleterre, son pays d'adoption. A travers son parcours, elle aborde les thèmes de la féminité, de la dépression et de l'écriture. Pour Anne-Marie Garat, cette autobiographie "davantage intimiste (par rapport au roman de Serge Joncour) se caractérise par sa sensibilité, qualité qui peut toucher de manière universelle". 

Le Femina essai a distingué Christophe Granger pour Joseph Kabris ou Les possibilités d'une vie, paru chez Anamosa. A travers la vie de Joseph Kabris, né vers 1780 à Bordeaux, l'historien évoque les choix imposés par la vie. Marin, chef de guerre, professeur de natation ou encore homme de foire, cet aventurier façonne sa propre histoire. De Nuku Hiva, île du Pacifique, où il a vécu durant sept ans à sa vie en Russie, son existence ressemble à une épopée. 

Enfin, le jury du Femina a décidé de donner une mention spéciale à Charif Majdalani pour son Beyrouth 2020: journal d'un effondrement, paru chez Actes Sud. "Un livre là aussi dans l'actualité, note Anne-Marie Garat, qui rend hommage à un pays martyrisé".

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités