Par Emmanuel Pierrat, le 11.11.2016 - 1 commentaire Edition

Six grands procès 1/6 : l’affaire Bovary ou l’obsession de la censure

Gustave Flaubert à Nohant par Maurice Sand, 1869. - DR/ARCHIVES LIVRES HEBDO

Avec le récit de la procédure pour outrage aux bonnes mœurs qui a frappé, en 1857, le chef-d’œuvre de Flaubert, l’avocat Emmanuel Pierrat inaugure une série de six articles retraçant des procès qui ont marqué l’histoire des relations de l’édition avec la justice.

Le recul de l’histoire nous autorise cet humour facile : grâce au substitut Pinard, 1857 restera comme un grand millésime, un cru d’exception de la censure littéraire. Flaubert traduit en justice en janvier pour Madame Bovary ; Baudelaire en août pour Les fleurs du mal et Eugène Sue en décembre pour Les mystères du peuple. Cette année-là, Ernest Pinard fut animé, au nom du ministère public, d’une

Lire la suite (9 100 caractères)

S’abonner à livres Hebdo

Débloquez l’accès illimité aux articles et aux archives.

  • Classements et tableaux de bord
  • Meilleures ventes
  • Agenda événements
  • L’annuaire éditeurs & diffuseurs
  • Et plus encore...
je m’abonne

Acheter l’article [1,50€]

Il sera archivé et listé avec vos précédents achats depuis votre compte Livres Hebdo.

  • La version pdf et imprimable
  • L’accès aux documents annexes
  • L’archive disponible à vie
j’achète l’article

Auteurs cités (2)

Commentaire récent

“ " le substitut Pinard commence par raconter le roman, ou du moins ce qu’il en a compris. Car ses propos trahissent un homme à l’imaginaire étroit et encore appauvri par sa vision manichéenne du monde.... ” Cécile il y a 6 mois à 14 h 00
close

S’abonner à #La Lettre