Lire aussi : La papeterie, nouveau relais de croissance pour le monde du livre
1. « S'entourer de personnes compétentes »
Aux Jolies Choses, consacrée aux jeux, à la papeterie (japonaise, française et britannique notamment), à la carterie, aux peluches et aux cadeaux, les salariés ont un goût marqué pour ces univers. Ils sont aussi force de proposition pour dénicher tendances et fournisseurs.
2. « Faire attention au choix des fournisseurs »
« Ce sont des marqueurs de l'image de la librairie, et si c'est un mauvais marqueur, ça peut rebuter la clientèle. » Son enseigne, par exemple, ne travaille quasiment pas avec les licences comme Diddl, la souris qui a rencontré le succès dans les années 1990-2000 et qui opère un retour remarqué. L'objectif étant de proposer une offre cohérente avec l'identité de la librairie.
3. « Définir des critères de sélection »
Pour Benjamin Cornet, le premier est celui de l'élégance et de l'originalité, afin d'égayer l'assortiment. Se pose ensuite la question du prix de vente, avec la volonté d'en proposer une large gamme. La provenance et les méthodes de fabrication pèsent aussi dans la balance, de même que le montant du franco de port à partir duquel les frais de livraison sont gratuits. Sur cette base, l'enseigne collabore notamment avec Mark'Style Tokyo, Leuchtturm, Legami, Zazous Éditions, Cartesdart, Season Paper, Monsieur Papier ou encore Woodhi, qui propose cartes, carnets et posters en bois.
4. « Ne pas négliger les petites attentions »
En boutique, une mauvaise journée peut être sauvée par les petits objets exposés sur les tourniquets ou près de la caisse : cartes, mini-carnets, et petits plaisirs peuvent faire monter le prix du panier.
5. « Accepter pour certains produits de baisser la marge »
Si les libraires considèrent souvent que le hors-livre doit proposer des marges supérieures à la moyenne des remises sur les livres, certains articles de qualité, au prix unitaire élevé, méritent de consentir à rogner sur la marge.
6. « Gérer la papeterie comme un rayon à part entière »
Suivre les tendances, les ventes, les réassorts, théâtraliser l'assortiment… Pour que la papeterie contribue à la vie de l'enseigne et à son chiffre d'affaires, elle doit faire l'objet des mêmes attentions que n'importe quel autre rayon. Il est aussi primordial de fixer le bon prix - en fonction du marché, des prix recommandés par les fournisseurs et de la marge souhaitée - et de communiquer sur cette offre. Le jeu en vaut la chandelle, comme l'exprime Benjamin Cornet : « Peu de rayons dans une librairie assurent 15 % du chiffre d'affaires. »
