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Anne Golon, auteure de la série "Angélique", est morte

Anne Golon

Anne Golon, auteure de la série "Angélique", est morte

L'auteure de la saga Angélique, l'une des plus grandes réussites éditoriales du XXe siècle, est morte à l'âge de 95 ans vendredi 14 juillet.

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Par Vincy Thomas,
avec AFP,
Créé le 16.07.2017 à 12h03,
Mis à jour le 16.07.2017 à 13h00

La romancière Anne Golon, auteur de la série "Angélique", est morte vendredi 14 juillet à Versailles à l'âge de 95 ans, a annoncé dimanche à l'AFP sa fille, Nadine Goloubinoff.

Née le 17 décembre 1921, Anne Golon, née Simone Changeux, a succombé aux suites d'une péritonite, a précisé sa fille. Elle était jusque-là encore assez active, participant à une séance de dédicace en avril, donnant sa dernière interview en mai, a dit Nadine Goloubinoff.

Très jeune, elle écrit et se passionne pour l'histoire. Elle écrira, sous le pseudonyme de Joëlle Danterne, six romans et sera un des très rares auteurs féminins de la célèbre collection "Signe de piste", obtenant même un prix. Après la Guerre, elle crée une revue et écrit pour le cinéma, France-Magazine.

En 1947, au cours d'un reportage, elle rencontre au Congo Vsevolod Sergeïvich de Goloubinoff, un géologue brillant et touche-à-tout. Après quelques romans historiques qu'ils ont cosigné, ils décident d'écrire un grand roman populaire, Angélique. Simone rédige, Serge s'occupe de la documentation. Golon sera leur nom de plume.

Le premier livre (coupé en deux volumes de 500 pages chacun) paraît curieusement d'abord en Allemagne en 1956 puis en France en 1957 et aux Etats-Unis en 1958. Le succès est immédiat.

Angélique

La saga Angélique a été traduite en une trentaine de langues et fut une des plus belles réussites éditoriales du XXe siècle avec une centaine de millions de lecteurs dans le monde, du Japon à la Russie.

Mais ce succès eut un goût amer pour ce petit bout de femme à fort tempérament, coiffée à la Jeanne d'Arc : s'estimant spoliée par ses éditeurs, elle engagea des poursuites judiciaires dans les années 90, qui n'aboutirent qu'après de longues années.

Selon elle, Hachette lui versait, à travers ses filiales, des sommes dérisoires sans rapport avec les ventes. En outre, elle s'était aperçue qu'à l'étranger ses textes étaient parfois modifiés, assaisonnés même de "pornographie".

"J'ai été un auteur assassiné (...). Angélique est un personnage de combat et moi je me sens prête à rejouer David contre Goliath", disait-elle lors d'un des procès.

Ce n'est qu'en 2006 qu'elle récupéra les droits, publiant en 2009 une version définitive de la série, qui fit d'Angélique une femme luttant pour sa liberté, et non pas la "petite putain", la "niaise" qu'en firent selon elle le cinéma dans les années 60.

La romancière avait créé le personnage d'Angélique, marquise des Anges avec son mari Serge, mort en 1972. Treize épisodes furent publiés, de 1957 à 1985. Cinq "Angélique" furent aussi tournés au cinéma entre 1964 et 1968 par Bernard Borderie. Le rôle d'Angélique était tenu par Michèle Mercier et celui du comte Joffrey de Peyrac par Robert Hossein. Une nouvelle verssion avait été produite en 2013 avec Gérard Lanvin.

Angélique a aussi été adapté en comédie musicale, en opéra et en manga.
 






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