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Batman, Dracula et Spider-Man sont les franchises les plus lucratives

Batman, Dracula et Spider-Man sont les franchises les plus lucratives

En partenariat avec la foire du livre de Francfort, l'organisation mondiale de la propriété intellectuelle lance une série de notes sur l'économie de la création. La première, sur la puissance des personnages de fiction, montre que les trois plus importantes franchises ont rapporté près de 6 milliards de dollars en 40 ans.

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Par Thomas Faidherbe,
Créé le 16.10.2020 à 15h52,
Mis à jour le 16.10.2020 à 16h00

Les superhéros sont toujours prédominants dans la culture de masse. Durant les quatre dernières décennies, les superhéros de DC et Marvel sont les héros de fiction les plus utilisés dans les industries du cinéma et des jeux vidéos aux États-Unis d’Amérique, a annoncé l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), dans une note explicative publiée le 14 octobre lors de la Foire de Francfort.
 
Cette série de notes explicatives sur l'économie de la création commence avec "Batman forever ? Le chevauchement du droit des marques et du droit d’auteur a-t-il une incidence sur la franchise de personnages de bande dessinée ?". En se penchant sur cette facette de la pop culture, l’OMPI constate l’emprise de ces personnages dans les secteurs audiovisuels. Les trois plus grosses franchises ont généré des recettes cumulées de quelque 5,89 milliards de dollars au cours de la période 1980-2019 sur un total de 64,1 milliards de dollars dans les 17 pays recensés. Une domination si flagrante que les trois protagonistes de la pop culture représentent près de 350 franchises dans le monde: 157 pour Batman, 108 pour Vampire Dracula et ses 108 franchises et enfin 94 pour Spider-Man.

Des héros qui perdurent dans le temps
 
"Les héros de bande dessinée et autres personnages déclinés sous forme de franchise comme Batman ont diverti des générations d’enfants et d’adultes et sont un excellent exemple de la manière dont les systèmes de propriété intellectuelle les aident à s’adapter et à rester populaires malgré l’évolution des technologies et des plateformes”, a expliqué M. Tang, directeur général de l’OMPI. Avec l’essor des industries du divertissement et la numérisation des plateformes, les titulaires de droits d’auteurs vivent une période lucrative pour leurs licences. Compte tenu de ce succès, le directeur de La Foire du livre de Francfort, Juergen Boos déclare vouloir « plus que jamais établir des procédures permettant aux titulaires de droits de s’assurer qu’ils peuvent commercialiser en toute sécurité leurs créations sous marque. »

Une série explicative
 
Les sept notes sur l’économie de la création, permettent aux lecteurs de « stimuler la réflexion sur la manière dont le quart de la propriété intellectuelle peut servir au mieux les industries créatives. » Les prochaines notes amèneront une réflexion sur les droits d’auteurs dans le domaine de l’Opéra, des arts visuels et interrogera l’industrie créative à l’ère numérique. En parallèle de cette série, l'OMPI a annoncé les résultats annuels résultats préliminaires de son enquête annuelle sur l’industrie mondiale de l’édition (à télécharger ici).

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