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Bras de fer chez Chapitre

Une manifestation organisée par la CGT Chapitre au siège d'Actissia - Photo © DR

Bras de fer chez Chapitre

Les salariés de Chapitre se sont battus pour rencontrer le P-DG d’Actissia et négocier une revalorisation du plan de sauvegarde de l’emploi qui doit toucher plus de 400 d’entre eux.

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Par Clarisse Normand
Créé le 24.02.2014 à 21h26 ,
Mis à jour le 25.02.2014 à 15h32

Au terme d’une journée mouvementée, une poignée des 40 salariés de Chapitre venus manifester rue de Grenelle à Paris ont finalement obtenu en fin d’après-midi un rendez-vous pour le jour même avec le P-DG d’Actissia, Jörg Hagen. Après une occupation du siège social de leur maison mère Actissia dans la matinée, puis l’annulation du comité d’entreprise initialement prévu et enfin une rencontre au ministère de la Culture et de la Communication, il leur a encore fallu vaincre le barrage qui les attendait au retour du ministère. L’accès au siège social où devait se tenir l’entretien avec la direction leur ayant été interdit, ils ont dû faire appel à un huissier pour pouvoir y rentrer et enfin s’entretenir avec Jörg Hagen. Lundi soir, à 20 heures, la discussion se poursuivait entre les différentes parties.
 
L’enjeu pour les quelque 430 salariés des magasins non repris dans le cadre de la liquidation judiciaire de Chapitre est de négocier une revalorisation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dont le budget s’élève actuellement à 1 million d’euros… soit, comme l’expliquait récemment dans nos colonnes Véronique Crouzet-Tenu, déléguée CGT de la librairie de Lyon, « 2 400 euros par tête alors qu’on sait qu’il faut au minimum 8 000 euros pour financer une formation qualifiante”.
 
Tandis que localement les salariés maintiennent la pression en occupant les magasins normalement fermés, le comité d’entreprise de Chapitre a engagé une action en référé pour faire valoir la notion de co-emploi et impliquer France-Loisirs et Actissia dans le financement du PSE.

Depuis le 10 février, 23 des 57 magasins de l’enseigne placée en redressement judiciaire ont fermé leurs portes faute d’avoir trouvé des repreneurs, ce qui entraine la suppression des 434 emplois.

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