Editions Zoé : "Notre ligne éditoriale suscite la curiosité du cinéma" | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, à Cannes, le 21.05.2019 à 14h52 (mis à jour le 21.05.2019 à 17h25) Shoot the Book ! Cannes

Editions Zoé : "Notre ligne éditoriale suscite la curiosité du cinéma"

Yannick Stiassny à Shoot the Book ! 2019 - Photo VINCY THOMAS

Les éditions Zoé (Suisse) sont présentes à "Shoot the Book !" avec un titre sélectionné et à "Shoot the Book ! Rendez-vous" pour renforcer leur portefeuille de contacts dans le monde audiovisuel. Yannick Stiassny, responsable des droits et de la communication, a répondu à nos questions.

Les éditeurs suisses se font remarquer à Cannes cette année, avec la publication d'un petit guide présentant les éditions Casagrande, les éditions Nagel&Kimche et les éditions Zoé, toutes présentes à "Shoot the Book! Rendez-vous", le marché de l'adaptation qui se tient à Cannes mardi 21 mai.

Par ailleurs, Yannick Stiassny, notamment en charge des droits pour l'éditeur suisse Zoé, est venu présenter à "Shoot the Book !" dans la matinée, Hiver à Sokho, d'Elisa Shua Dusapin, devant 140 producteurs. Ce roman sur une jeune femme franco-coréenne, est déjà disponible en Espagne (Alianza), Allemagne (Aufbau/Blumenbar) et Corée du sud (Book Recipe). Il est aussi paru en poche chez Folio (Gallimard).

C'est la première fois que Yannick Stiassny vient sur la Croisette. Avant son premier Cannes, il a répondu à quelques questions.

Livres Hebdo : Selon vous, le livre multi-récompensé d'Elisa Shua Dusapin que vous allez présenter cette année, s'adresse à quel type de productions audiovisuelles?
 
Yannick Stiassny : De par son cadre très cinématographique (le bord de la mer du Japon en hiver, la frontière nord-coréenne), sa narration centrée sur deux personnages et sa sensualité singulière, Hiver à Sokcho pourrait donner une adaptation marquée par des atmosphères puissantes. Les personnages complexes représentent également des défis intéressants pour les acteurs. Il y a quelque chose de Lost in Translation ou In the Mood for Love dans Hiver à Sokcho, une histoire d’amour qui n’advient pas mais qui transforme profondément ses protagonistes. Mais l’esthétique du roman, caractérisée par une sobriété toute asiatique, pourrait aussi bien convenir à un film d’animation, pourquoi pas. 

LH : Quels sont les titres de votre maison que vous souhaiteriez mettre particulièrement lors de cette journée et pourquoi?
 
Y. S. : Outre Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin, je présenterai Sans Silke de Michel Layaz. Silke y raconte comment, adolescente, elle s’est occupée de la petite Ludivine pendant neuf mois. Un roman magnétique dans son approche de l’enfance comme source d’étonnement et de mystère, qui évoque pour moi le Lolita de Nabokov, l’érotisme en moins.

LH : Qu'attendez-vous de ce nouveau rendez-vous "Shoot the Book" et plus généralement d'un marché de l'adaptation ?
 
Y. S. : C'est l’occasion de renforcer nos contacts avec le monde audiovisuel. J’ai plusieurs rencontres déjà prévues et des rendez-vous me sont régulièrement proposés. La ligne éditoriale de Zoé suscite une curiosité croissante dans le milieu du cinéma.

LH : Allez-vous dans d'autres manifestations du même genre (Berlin, Francfort, Rencontres audiovisuelles de la Scelf…)?
 
Y. S. : Nos livres sont présentés dans ces manifestations depuis plusieurs années par l’agence littéraire Astier-Pécher, qui gère pour nous les droits audiovisuels.

LH : Quelles-sont les difficultés que vous rencontrez ces derniers temps par rapport aux producteurs?
 
Y. S. : Peut-être les différences de temporalité : par rapport au monde du livre, dans l’audiovisuel tout va plus vite, change brusquement. Il peut être parfois difficile d’anticiper.

LH : Enfin, quelles sont les options ou cessions que vous avez signé récemment ?
 
Y. S. : Le Milieu de l’horizon de Roland Buti (Zoé, 2013) sort en octobre 2019 au cinéma, produit par Outside the Box. Et il y a deux options: La Femme provisoire d’Anne Brécart et Séismes de Jérôme Meizoz.

Sur les mêmes thèmes (1 articles)

close

S’abonner à #La Lettre