Mouvement social

Forte mobilisation des bibliothécaires parisiens

Les manifestants devant la bibliothèque Marguerite-Duras à Paris. - Photo © O. DION

Forte mobilisation des bibliothécaires parisiens

A l’appel de l’intersyndicale, plus d’une centaine d’agents des bibliothèques de Paris ont manifesté ce matin devant la bibliothèque Marguerite Duras dans le XXe arrondissement avant d’investir le séminaire des cadres qui s’y tenait pour exprimer leurs revendications.

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Par Véronique Heurtematte,
Créé le 13.06.2014 à 17h27,
Mis à jour le 13.06.2014 à 18h00

L’appel à la grève dans les bibliothèques parisiennes pour le 13 juin lancé par l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) a été largement suivi. Signe de l’ampleur du malaise, c’est la première fois que l’ensemble des syndicats représentés parmi les agents des bibliothèques de la capitale, y compris l’Union des cadres de Paris, s’unissaient pour déclencher un mouvement social.
 
Plusieurs bibliothèques sont restées fermées et plus d’une centaine d’agents, dont un certain nombre de conservateurs des bibliothèques, se sont retrouvés pour manifester devant la bibliothèque Marguerite-Duras dans le XXe arrondissement. Les manifestants ont ensuite investi dans le calme le séminaire des cadres des bibliothèques qui s’y déroulait pour exprimer leurs inquiétudes devant la baisse du nombre d’agents, une cinquantaine de postes supprimés au cours des 5 dernières années, la fermeture de plusieurs sections discothèques, la perspective de suppression des pôles pour les personnes malentendantes et la réduction de l’activité du Service du document et des échanges, qui remplit différentes missions mutualisées pour l’ensemble du réseau, des méthodes de management brutales.
 
“J’entends votre inquiétude et je prends acte de son importance, a répondu aux manifestants le tout nouveau directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, qui participait au séminaire. Je souhaite organiser avec les cadres des séances de travail en petits groupes afin de parler de la manière dont ils perçoivent l’administration. Il n’est pas possible que la majorité des directeurs se sentent pris dans une logique de management pyramidale”





Commentaires (1)

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ALIZEE

il y a 6 ans à 20 h 51

Où va-t-on si la culture est prise à partie de la crise? C'est gràce à elle, que l'on élève un peuple vers le haut et ce n'est pas en réalisant ces économies-là, en limitant l'accès à la culture, que la société va enrayer la crise. Elle va plutôt l'accentuer. Les enfants ont besoin de s'évader au travers des livres, d'apprendre aussi des choses sur le monde qui les entoure tout comme les adultes. Les bibliothèques proposent aussi beaucoup de formations aux nouvelles technologies que beaucoup ne maîtrisent pas et aident la population. On doit davantage ouvrir ces lieux que les restreindre dans leurs possiblités. Le gouvernement n'a rien compris. C'est malheureux. Pour reprendre les mots de Sinikka Sipilä: "les bibliothèques sont essentielles, comme l'air qu'on respire" et comme elle le disait dernièrement dans son projet au sein de l'IFLA "l'accès à l'information renforce le développement dans tous les pays". Preuve est faite en Finlande, son pays d'origine, qui enregistre un taux de fréquentation record des bibliothèques, qui avoisine les 70% et en parallèle le meilleur taux de réussite scolaire en Europe...99.7% (66% des élèves qui entaments des études supérieures). N.B: cf le lien sur le système scolaire finlandais: http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/11/collegefinlandais.aspx) La France devrait s'inspirait d'autres modèles et revoir ses politiques culturelles.


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