Disparition

La chanteuse France Gall est morte à l’âge de 70 ans ce dimanche 7 janvier. Veuve de Michel Berger  disparu en 1992, elle a été l’une des artistes les plus populaires de la musique française des années 1960 aux années 1990, remportant le Grand prix de l’Eurovision grâce à « Poupée de cire, poupée de son » écrite par Serge Gainsbourg, une Victoire de la meilleure interprète féminine et une autre de l’artiste la plus exportée avec l’album « Babacar ».
 
 
Née le 9 octobre 1947, Isabelle Gall, fille de Robert Gall, qui a notamment écrit « La Mamma » de Charles Aznavour et les « Amants merveilleux » d’Edith Piaf, a été la muse de Gainsbourg en pleine époque « yé-yé », inspiré le tube « Comme d’habitude » de Claude François et enchaîné les succès avec son époux Michel Berger : «Résiste », « Ella elle l’a », « Si maman si », « La déclaration », « Il jouait du piano debout », « Tout pour la musique », « Evidemment », « Donner pour donner » en duo avec Elton John… Elle avait arrêté de chanter après la mort de sa fille en 1997, après cinq années de tournées sans interruption. Une grande partie de ces hits ont été compilée dans la comédie musicale, Résiste (2015), imaginée et produite par la chanteuse pour faire revivre la discographie du couple Berger-Gall.
 
France Gall fait partie des dix artistes français à avoir vendu plus de 20 millions d’albums au cours de sa carrière. En tant qu’interprète, elle a reçu deux artistes de diamant (Starmania, Babacar).

"Je n'écrirai jamais d'autobiographie"
 
Elle a toujours refusé les biographies. Dès 1987, elle avait averti, dans Paroles & Musique : « Qu’il reste quelque chose de moi m’indiffère. Je ne suis pas comme ces personnalités politiques qui éprouvent le besoin de faire bâtir un monument afin de laisser une trace tangible de leur passage : moi, je ne construis que ma vie… », précisant quinze ans plus tard après un documentaire télévisé d’Eric Guéret sur elle : « Je n'écrirai jamais d'autobiographie. Mon livre, c'était cet autoportrait ».
 
 
Pourtant, il y a bien eu quelques livres sur l’interprète de « Musique ». France Gall, le destin d’une star courage (Flammarion en 2007, J’ai lu en 2009) de Grégoire Colard et Alain Morel, France Gall : muse et musicienne d’Alain Wodrascka (Carpentier, 2010) et, du même auteur, Douce France (Editions du moment, 2015), Sur les pas de France Gall et Michel Berger de Murielle Bisson et Patricia Martoglio, avec une préface de la chanteuse (Descartes & Cie , 2012). Enfin, City avait publié il y a deux ans France Gall, comme une histoire d’amour de Pierre Pernez, avec une préface de Petula Clark.
 
Même si France Gall avait construit sa popularité avec des chansons comme « Bébé Requin » ou « Sacré Charlemagne », qui l’avaient rendue très populaire en Allemagne ou au Japon, son destin est resté indissociable de celui de Michel Berger : Yves Bigot retrace très bien cette relation fusionnelle du couple, aussi bien musicale que personnelle, dans Quelque chose en nous de Michel Berger (Don Quichotte, 2012, Points, 2013). A voir l’émotion provoquée sur les réseaux sociaux ce dimanche matin, il semble qu’on avait tous quelque chose en nous de France Gall.
 





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