Pour renforcer et industrialiser sa lutte contre le piratage (numérisation sauvage d'ouvrages imprimés ou téléchargement illégal de livres numériques), Hachette Livre est le premier éditeur français à signer avec Attributor un contrat rendu public le 15 décembre. Lancée en 2007, cette société californienne, qui possède des bureaux à New York, à Barcelone et en Allemagne, est spécialisée dans le "big data", l'analyse des flux considérables de données qui transitent par Internet. Sur la base des métadonnées de ses clients, elle procède à un balayage automatisé du Web, identifie les sites indélicats - "peer to peer", plateformes de téléchargement DDL ("nous ne collectons pas les adresses IP des particuliers", précise-t-on chez Hachette) -, assure des vérifications manuelles 24 h sur 24 et envoie des notifications et des relances pour obtenir le retrait des fichiers ou la désactivation des liens illicites.
Après un test sur 500 titres depuis avril, Hachette a confié la surveillance de l'ensemble de son catalogue actif (plusieurs dizaines de milliers de titres) à Attributor, leader mondial de l'antipiratage sur le Web, prestataire d'Hachette Book Group USA, Macmillan, HarperCollins, John Wiley ou Simon & Schuster. "Depuis le démarrage le 5 décembre, Attributor envoie chaque jour plusieurs centaines de notifications", constate Pierre Danet, directeur innovation et technologie numérique chez Hachette qui entend "protéger ses actifs et les intérêts de ses auteurs à l'heure où la lecture sur tablettes numériques se généralise".
