Une poésie combative, éprise de liberté - comme en écho au Printemps des poètes, qui a choisi ce thème en 2026 - déferle en librairie. Dans son tout premier recueil, Sans oublier qu'en plus c'est bien la fin du monde (Le Castor astral), Chloé Delaume dissèque le monde misogyne pour mieux en révéler les violences. Contre le pessimisme ambiant, la Québécoise Gabrielle Filteau-Chiba dégaine, elle, La robe en feu (Le Castor astral, 6 avril), un manifeste écoféministe qui explore la guérison entre l'humain et son environnement.
Douceur et quête de liberté
Chez Bruno Doucey, Olivier Adam part en quête d'un lieu commun à tous les êtres dans J'ai effacé les preuves (3 avril). Rébellion, encore, sous la plume du romancier et poète jamaïco-américain Claude McKay, figure centrale du mouvement Harlem Renaissance, dont les éditions Hors-d'atteinte publient pour la première fois Nous qui nous révoltons en édition bilingue (trad. Gaëlle Cogan, Michaëla Cogan, Karine Guerre, Matthieu Verdeil, 20 février).
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Les éditions Noir sur blanc œuvrent quant à elles à la redécouverte du poète ukrainien Vasyl Stus en traduisant son chef-d'œuvre Palimpsestes. Poésie et lettres du goulag (trad. Georges Nivat, 12 mars) où se mêlent douleur et quête de liberté. C'est à son retour des camps en 1945 que Charlotte Delbo compose Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants, publié par les éditions de Minuit dans une édition typographique enrichie d'une notice sur les conditions d'écriture et de diffusion du texte.
