Le Goncourt de la poésie 2018 pour Anise Koltz | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 02.05.2018 à 14h01 (mis à jour le 02.05.2018 à 15h00) Lauréate

Le Goncourt de la poésie 2018 pour Anise Koltz

Anise Koltz, - Photo COPIE D'ÉCRAN/SOUTHBANK CENTRE

La poétesse luxembourgeoise recevra son prix vendredi 4 mai chez Drouant.

Dix ans après le prix de littérature francophone Jean Arp pour l'ensemble de son œuvre, la poétesse et écrivaine luxembourgeoise Anise Koltz, 89 ans, a reçu le Prix Goncourt de la Poésie - Robert Sabatier a-t-on appris de l'Académie Goncourt. Le prix lui sera remis vendredi 4 mai chez Drouant, le même jour que le Goncourt du premier roman et le Goncourt de la nouvelle. Elle succède à Franck Venaille, lauréat en 2017.

Présidente de l'Académie européenne de poésie, membre de l'Académie Mallarmé, et créatrice des Journées littéraires de Mondorf, Anise Koltz a publié de nombreux recueils en français, en allemand ou en éditions bilingues.

Arfuyen a édité en janvier Pressée de vivre, suivi de Après, poèmes qui évoquent un éternel recommencement et une incessante métamorphose. L'éditeur a aussi publié ses plus récents recueils tels Un monde de pierres (2015), Galaxies intérieures (2013), Soleils chauves (2012), Je renaîtrai (2011), La lune noircie (2009) et L'ailleurs des mots (2007).

"Le Prix Goncourt de la Poésie qui lui vient de lui être attribué vient à point pour attirer l’attention d’un plus vaste public sur une œuvre qui par sa force et son dépouillement s’adresse à tous" précise la maison d'édition sur son site.

En 2016, à l'occasion des 50 ans de ls collection Poésie, Gallimard avait publié Somnambule du jour: poèmes choisis, une anthologie qui rend compte d'une œuvre marquée par l'incertitude, l'inquiétude de ne pas dire l'essentiel et d'être confronté à une réalité fuyante. L'ouvrage avait été distingué par le Prix Robert Ganzo de poésie 2016. Elle a aussi reçu le Prix Guillaume Apollinaire pour Le mur du son (Phi, 1997).

Dans Poésies de langue française: 144 poètes d'aujourd'hui autour du monde (Seghers, 2008), elle explique: "J'aime la poésie française contemporaine qui s'écrit sur les différents continents parce qu'elle est écrite autant avec la tête qu'avec le ventre. La solidarité avec tous ceux qui s'opposent, tel est le sens de mon engagement en poésie. Et, si la poésie ne peut changer le monde, elle aide à vivre."
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