Le salon du livre de Montréal revivifié par le jeune public | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, à Montréal, le 21.11.2016 à 23h11 (mis à jour le 22.11.2016 à 00h00) - 1 commentaire Québec

Le salon du livre de Montréal revivifié par le jeune public

Le stand de la diffusion Gallimard, le 20 novembre au Salon du livre de Montréal - Photo F.PIAULT/LH

Affecté l'an dernier par une grève des sorties scolaires, le Salon du livre de Montréal a retrouvé cette année, du 16 au 21 novembre, son étiage habituel avec quelque 115000 visiteurs.

Le 39e salon du livre de Montréal a retrouvé, du 16 au 21 novembre 2016 place Bonaventure, son affluence habituelle après une édition 2015 perturbée par les mouvements d'enseignants qui ont entraîné l'annulation de la majorité des sorties scolaires. Dans l'ambiance très festive qui caractérise toujours la manifestation, et avec le Mexique et huit auteurs dont Douglas Keneddy, Yann Martel et Catherine Mavrikakis comme invités d'honneur, la manifestation a accueilli quelque 115000 visiteurs avec plus de 2000 auteurs et 1000 maisons d'édition, annoncent ses organisateurs dans un communiqué, lundi 21novembre en fin de journée.

Au total, la fréquentation s'inscrit en hausse de 5,5% par rapport à l'an dernier (109000 visiteurs). Surtout, se félicite Francine Bois auprès de Livres Hebdo, "les visiteurs restent plus longtemps au salon. C'est important, ajoute-t-elle, car notre objectif n''est pas d'accueillir un million de visiteurs, mais de les satisfaire, notamment à travers différents services associés au livre comme des haltes-poussettes, des aires de restauration ou de pique-nique.

Jeunes filles en pâmoison

Le retour des groupes scolaires (18000 élèves, encadrés par leurs enseignants) a contribué à de bonnes ventes dans les secteurs de la bande dessinée et de la jeunesse. "Notre chiffre d'affaires a progressé au total de 10 % au Salon grâce aux scolaires", souligne Christian Chevrier, directeur général d'Hachette Canada, pour qui le bilan est "excellent" avec notamment une hausse de la fréquentation et des ventes de bandes dessinées.

Aux messageries ADP, filiale logistique du groupe Québécor, où l'activité était samedi soir légèrement en avance sur celle de l'an dernier, observe le directeur commercial, Jean Baril, la jeune blogueuse Emma Verde, qui prodigue aux jeunes filles des conseils de toute nature dans Suivez-moi ! (Editions de L'Homme), a quasiment suscité une émeute, obligeant la direction de la manifestation à organiser sa séance de dédicace dans un lieu isolé du salon.

Chez Flammarion Ltée, l'édition 2016 du salon ressort comme "la deuxième meilleure année de notre histoire après celle de 2015, marquée par le succès spectaculaire de Ricardo, dans le domaine du livre de cuisine, mais aussi du prix Goncourt de Houellebecq, du prix Nobel et du nouveau volume de Millenium, explique Guy Gougeon, directeur général. Et, précise-t-il, en jeunesse Auzou affiche une belle performance, d'autant que la maison française s'est aussi lancée dans l'édition de livres québécois".

"La confiance est revenue"

Plébiscitant les vedettes médiatiques, notamment à l'occasion de multiples séances de dédicace, le salon aussi témoigné de "l'intérêt du public pour la littérature, et en particulier celle produite par les éditeurs québécois que nous diffusons", se félicite Serge Théroux, le directeur général de la société de diffusion Dimedia, qui souligne que "les bonnes ventes au Salon du livre de Montréal traduisent l'amélioration de la situation dans les librairies".

De fait, "la confiance est revenue", constate Francine Bois, alors que les ventes de livres se redressent au Québec après plusieurs années de récession. Et de noter que même les livres en espagnol des auteurs mexicains invités, parmi lesquels Alberto Ruy-Sánchez, Enrique Serna, et Jorge Volpi, se sont rapidement trouvés en rupture de stock.

Dans le même temps, souligne la directrice générale du Salon du livre de Montréal, les expositions et animations organisées au sein de la manifestations se sont professionalisées. Il y a notamment, ajoute-t-elle, "un certains nombre d'éditeurs qui s'accordent pour organiser des rencontres avec des auteurs de différentes maisons d'édition. C'est très porteur, souligne-t-elle, beaucoup plus que quand il s'agit seulement de pomouvoir tel ou tel produit maison".

Après Haïti l'an dernier et le Mexique cette année, le Salon du livre de Montréal, n'aura pas de pays invité d'honneur pour 40e édition, indique Francine Bois. En revanche, la ville de Montréal sera à l'honneur à l'occasion des 375 ans de sa fondation. D'autres initiatives sont envisagées pour la célébration du 40e anniversaire, mais elles sont encore en réflexion, précise-t-elle.

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“ Votre compte-rendu du salon du livre de Montréal m'a paru bien maigre et avec des ambiguïtés. 1) D'un côté vous dites que c'est mieux (115 000 visiteurs) qu'en 2015 qui avait été... ” CUNY il y a 3 ans à 11 h 22
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