Le SNE demande une étude d’impact en complément du rapport Racine | Livres Hebdo

Par Hervé Hugueny, le 30.01.2020 à 15h35 (mis à jour le 30.01.2020 à 15h47) AUTEURS

Le SNE demande une étude d’impact en complément du rapport Racine

Les conséquences économiques des recommandations du rapport de Bruno Racine sur la situation des auteurs ne sont pas chiffrées, selon le Syndicat national de l’édition.

« Nous, éditeurs, acteurs de la création éditoriale, sommes conscients depuis longtemps qu’il faut trouver des réponses aux inquiétudes des auteurs, en tenant compte de la spécificité de chaque secteur éditorial », déclare le Syndicat national de l’édition dans un bref communiqué publié le 30 janvier, à propos du rapport Racine, résultant d’une mission sur l’auteur et l’acte de création.
 
Affirmant être engagés dans un « dialogue permanent » avec les représentants des auteurs, les éditeurs se disent « favorables à avancer ensemble sur de nombreux sujets comme notamment la question de la transparence, le livre d’occasion, mais aussi la baisse du nombre de lecteurs ».
 
Mais « il est essentiel de prendre en compte l’ensemble de la filière – l’auteur, l’éditeur, le diffuseur, le libraire et le lecteur – car c’est une chaîne dont tous les maillons sont fragiles et interdépendants », poursuit le communiqué ajoutant que « les conséquences économiques de ce rapport ne font, à ce stade, l’objet d’aucune mesure chiffrée ».
 
Réflexion prospective

« Une étude d’impact sera donc indispensable », estime le SNE. La mission confiée en mars dernier par le ministre de la Culture à Bruno Racine demandait une « réflexion prospective sur l’auteur et l’acte de création à un horizon de 20 ans, en dehors des schémas habituels », afin « d’adapter les politiques publiques existantes en faveur des artistes, auteurs et créateurs ».
 
« La relation qui lie l’artiste-auteur aux acteurs de l’aval (éditeurs, diffuseurs, producteurs) apparaît profondément déséquilibrée », constate notamment le rapport, estimant qu’une politique soutenant mieux ce premier élément de la création ne serait pas un « luxe ».
 
Le rapport a été bien accueilli par toutes les sociétés représentants les auteurs, qui attendent maintenant la mise en œuvre de ses recommandations. « Je détaillerai au cours de la première quinzaine de février mes propositions et un calendrier d’application », a annoncé Franck Riester au lendemain de la remise du résultat de la mission.

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