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Le SNE s'engage contre le harcèlement et les violences sexistes

Photo UNSPLASH

Le SNE s'engage contre le harcèlement et les violences sexistes

Le Syndicat national de l'édition (SNE) veut créer un dispositif de prévention et de détection des risques de violences sexistes et de harcèlement sexuel dans l'édition. Les discussions débuteront dans le courant du mois de juin 2021.

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Par Thomas Faidherbe,
Créé le 17.05.2021 à 14h56,
Mis à jour le 17.05.2021 à 15h00

Après l'affaire Gabriel Matzneff, les accusations d'harcèlement sexuel envers Stéphane Marsan et une tribune signée par 100 femmes du monde du livre, le Syndicat national de l'édition (SNE) annonce, dans un message envoyé à ses adhérents lndi 17 mai, le lancement de discussions autour du sexisme avec ses partenaires sociaux. Elles débuteront dans le courant du mois de juin 2021, avec une première réunion rassemblant différents acteurs de l'édition.

L'initiative veut donner naissance un dispositif de prévention et de détection des risques de violences sexistes et de harcèlement sexuel à l’échelle de la branche édition. De cette manière, le SNE souhaite proposer aux professionnels de l'édition des outils adaptés d’ici la fin de l’année 2021. Le syndicat participe depuis le début de l'année 2021 à un plan d'action, au sein de L'Assurance formation des activités du spectacle (AFDAS). Il prévoit la création de parcours de formations pour prévenir les propos et actes pouvant être considéré comme du harcèlement sexiste et sexuel. Ainsi, le SNE et les partenaires sociaux souhaitent proposer "une campagne de sensibilisation, associée à un programme de formation de toute la chaîne des acteurs de l’entreprise (salariés, encadrants, dirigeants, artistes-auteurs) en considérant leur métier et leur positionnement dans les organisations", précise le SNE. 

Piqure de rappel pour l'édition

Le SNE rappelle les dispositifs législatifs en vigueur contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles. Dans un premier temps, les entreprises peuvent se référer au code du travail, "qui définit le rôle d’information et de sensibilisation des représentants du personnel et du médecin du travail". Il impose aux entreprises de plus de 250 salariés la désignation d’un référent "chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les salariés en matière de lutte contre le harcèlement sexuel".

Enfin, le SNE renvoie les entreprises vers le guide du ministère du Travail relatif au « harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner », et le « kit sexisme », conçu par le Conseil supérieur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

 

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