Les salariés d'Editis obtiennent 500 euros de plus

Les salariés d'Editis obtiennent 500 euros de plus

Le groupe Editis versera finalement une prime exceptionnelle de 1 500 euros à l'ensemble de ses salariés, qui réclamaient une part de la plus-value perçue par les cadres dirigeants lors de la vente à Planeta.

Par Hervé Hugueny
avec hh Créé le 15.04.2015 à 22h43

Les 2 600 salariés d'Editis recevront une prime exceptionnelle de 1 500 euros bruts, selon l'accord conclu le 30 juin entre les représentants du personnel et la direction et approuvé par le conseil de surveillance, a indiqué le groupe dans un communiqué interne envoyé le 3 juillet dans l'après-midi.

Les deux tiers de cette prime, soit 1 000 euros, ont été versés en juin et le complément sera réglé en août. Cette première partie correspondait en fait au montant initial de 1 000 euros accordé début juin, mais jugé nettement insuffisant par les salariés en regard des quelque 37 millions d'euros de plus-value percus par les cadres dirigeants d'Editis et de Wendel lors de la vente du groupe à l'espagnol Planeta.

Plusieurs manifestations avaient eu lieu devant le siège du groupe, sur les Champs-Elysées à Paris et les représentants du personnel avaient déposé une pétition, signée par plus de 1 000 salariés, exigeant la reprise des négociations.

L'accord a été signé à l'issue d'une réunion qui a duré une dizaine d'heures, le 30 juin, par toutes les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et USI), sauf la CGT dont les représentants en jugent les conditions insuffisantes et font état d'une grande amertume dans le groupe, notamment parmi les réprésentants.

Le communiqué indique que « direction et organisations syndicales souhaitent, par cet accord, tourner la page d'Editis avec son ancien actionnaire et s'inscrire dans une vision positive de long terme avec Grupo Planeta qui s'est engagé à maintenir l'intégrité du Groupe Editis, conserver le mode de gouvernance et l'équipe de direction, ne pas modifier les statuts et avantages dont bénéficie le personnel, ne pas mettre en œuvre de restructurations liées à l'acquisition ».

15.04 2015

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