L'univers professionnel de Lire en poche 2019 | Livres Hebdo

Par Isabel Contreras, à Gradignan, le 12.10.2019 à 12h19 (mis à jour le 14.10.2019 à 15h12) Salon littéraire

L'univers professionnel de Lire en poche 2019

Photo ISABEL CONTRERAS / LH

Le salon littéraire dédié au poche à Gradignan, à proximité de Bordeaux, a consacré sa première journée à des rencontres entre étudiants et professionnels du livre. Une centaine d'auteurs sont attendus tout au long du week-end.

Parrainée par Jean-Christophe Rufin, la 12e édition de Lire en poche s'est ouverte, vendredi 11 octobre, à Gradignan, à proximité de Bordeaux. Les étudiants de l'IUT Métiers du livre de l'université Bordeaux Montaigne ont assisté aux rencontres professionnels organisés par la manifestation.  

Devant un parterre d'une cinquantaine d'étudiants, Sandrine Montoya, représentante chez Volumen/Interforum, et Pierre Coutelle, libraire chez Mollat, ont expliqué leur métier, leurs spécificités, leurs évolutions, à coup d'exemples, de présentations powerpoint et d'ouvrages, allant même jusqu'à mettre en scène une réunion éditoriale. En une heure et demie, ils ont brossé leur portrait. Ainsi, Sandrine Montoya part « en tournée pendant six semaines, dans une voiture confortable qui change tous les deux ans » dans laquelle elle « écoute France Culture tous les matins ». Elle accorde, en moyenne, deux heures à chaque rendez-vous en librairie. « J’ai une minute pour présenter chaque livre, c’est pire qu’un speed dating! » s’exclame celle qui « arrive avec des fraises Tagada aux rendez-vous ».

Le libraire Pierre Coutelle, lui, insiste sur la gestion logistique des réassorts et le rapport de confiance qu’il entretient avec les représentants. Puis des remises, des surremises… « Et des services de presse! » rappelle Vincent Monadé, président du Centre national du livre, présent dans le public.  

Une main se dresse. « Un représentant gagne-t-il mieux sa vie qu’un libraire ? », demande une étudiante. « Oui, répond Sandrine Montoya, suscitant d’un coup plusieurs vocations. « Un salaire moyen peut démarrer à 2200 euros bruts », précise-t-elle.

Plusieurs étudiants sont venues la voir à l’issue de la rencontre pendant que d’autres, notamment ceux de deuxième année, quittaient la salle pour se diriger aux chapiteaux. « Une soixantaine d'étudiants font partie de l'organisation du salon, ils apportent leur aide aux libraires », explique Lionel Destremau, commissaire général de Lire en poche « Avec ces rencontres, nous véhiculons des messages. Un libraire en 2019 ne reste pas statique dans son commerce. Il participe aux salons, pour nourrir son chiffre d'affaires. Un libraire est aujourd'hui obligé de faire de l’évènementiel ».

Sous un ciel bleu, les premiers auteurs foulent la pelouse de Lire en poche. Jean-Baptiste Andrea, Estelle Sarah Bulle ou Vanessa Bamberger sont parmi les premiers arrivés. Au total, 97 auteurs dont Katherine Pancol, Michel Bussi, Jonathan Coe ou Gabriel Tallent passeront ce week-end par Graguignan pour défendre leur format poche.

 
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