VERSAILLES-SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES

Une des allées de la bibliothèque. On aperçoit à droite les espaces "lounge" avec les fauteuils encore emballés... - Photo BU DE VERSAILLES

Ils sont gâtés, les 3 500 étudiants du campus scientifique - et verdoyant - de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines : le 14 janvier, une bibliothèque toute neuve va leur ouvrir ses portes. Ce bâtiment signé par le cabinet Badia-Berger, recouvert d'aluminium, est conçu de façon à offrir une autonomie énergétique maximale, avec notamment un mur "trombe-capteur de chaleur". A l'intérieur, une vraie BU du XXIe siècle de 2 800 m2. Qu'est-ce qui distingue donc la BU d'aujourd'hui et celle d'hier ? Du point de vue des collections, paradoxalement, il y a peu de différence, en tout cas visuellement : les rayonnages sont toujours là, sagement alignés, remplis de manuels, de livres (40 000 ouvrages), et même de certaines revues imprimées (400 abonnements). "Les livres sont toujours la base, surtout pour le premier cycle, confirme Christophe Pérales, directeur de l'ensemble des bibliothèques de l'université (6 sites), même si la documentation électronique est de plus en plus utilisée et représente un budget plus important que celui du papier depuis 2011." La vraie différence, en réalité, c'est le soin apporté aux espaces de vie et la diversité des services offerts. Les étudiants ont droit aujourd'hui à un cadre confortable, chaleureux, convivial, plutôt réservé jusque-là aux bibliothèques municipales (à noter que cette BU - 12 M€ - est entièrement financée par le conseil régional d'Ile-de-France). Ils peuvent travailler dans toutes les postures : assis sur une chaise devant une table (350 places) mais aussi étendus sur un divan, calés dans un fauteuil, installés avec d'autres dans une des dix salles de travail en groupe, seul dans un des six carrels, ou encore bien au chaud dans une des deux salles de télévision où ils sont censés regarder les chaînes en langue étrangère, en principe...

Autres services du XXIe siècle : l'accès à Internet (ils ont le choix entre le filaire et le Wi-Fi), l'automatisation du prêt-retour dans le hall d'entrée, la possibilité de commander ses photocopies à distance et, bien sûr, l'accès à une vaste documentation électronique. Mais il reste quand même quelques réserves : l'ouverture cinq jours par semaine de 8 h 30 à 19 heures, avec fermeture le samedi, n'est pas des plus performantes... Le président de l'université, dit-on, attend que les étudiants se manifestent. On peut compter sur eux...


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