Salon du livre : une visite présidentielle et amicale

François Hollande, avec Françoise Nyssens et Aurélie Filippetti © O. Dion

Salon du livre : une visite présidentielle et amicale

Le Salon du livre de Paris a été inauguré le 21 au soir par le président de la République, François Hollande et par la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Par Claude Combet
avec cc Créé le 15.04.2015 à 20h04

Il n'y avait pas eu de président de la République au Salon du livre de Paris depuis cinq ans. Symboliquement, cette visite présidentielle a été ressentie comme un geste important par l'ensemble des professionnels du livre. François Hollande a inauguré la manifestation parisienne jeudi soir à 19 h en compagnie de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, piloté dans le Salon par Bertrand Morisset, commissaire du Salon, et Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition, et lui a consacrée plus de deux heures.

« Vous l'embrassez, vous l'embrassez, vous l'embrassez » a dit le Président sur le stand Stock en faisant allusion à Jean-Marc Roberts, directeur de Stock actuellement hospitalisé. Cette phrase montre combien François Hollande, qui a été auteur chez Stock, Laffont, au Cherche-Midi, au Seuil (entre autres), connaît et apprécie le petit monde de l'édition. « On ne sait plus où vous trouver entre les deux maisons »... a-t-il lancé à Olivier Nora, P-DG de Grasset et de Fayard. Son itinéraire est passé notamment par Actes Sud, Odile Jacob, Stock, Liana Levi, Gallimard, L'Olivier. « C'est toujours un plaisir de voir un président de la République s'intéresser au livre. C'est dans la tradition française », a commenté Olivier Cohen, fondateur de la maison. Le tout sans se départir de l'humour qui le caractérise : chez Lattès, où on lui a offert L'atelier des miracles, de Valérie Tong Cuong, il a répondu « C'est ce qu'il me faut ». A Liana Levi qui lui a dit « Ne nous oubliez pas, on a besoin de vous », il a répondu « Moi aussi, j'ai besoin de vous ». Au Cherche-Midi, Philippe Héraclès lui a tendu le livre d'Axel de Tarlé La crise est finie en lui disant « Vous voyez on travaille dans le même sens » à quoi François Hollande a répondu :« J'en ai entendu parler et je vais le lire ».

Par ailleurs, le Président s'est longuement entretenu avec le président de la SGDL, Jean-Claude Bologne, et Marie Sellier, présidente du Conseil permanent des écrivains à propos de l'accord signé le matin même entre le SNE et le CPE sur les droits d'auteur numériques et la possibilité pour les auteurs de récupérer les droits papiers quand les éditeurs ne respectent pas les obligations contractuelles de reddition des comptes. « Nous sommes contents d'entendre que l'exception culturelle française est défendue au plus haut niveau auprès des instances européennes » a commenté Jean-Claude Bologne.

Chez Editis, il a testé la table numérique et a souhaité devant l'écran tactile que toutes les écoles en soient équipées. Il a aussi assisté à une démonstration de la base ReLire, consacrée aux indisponibles, par Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France.

Il s'est ensuite attardé au Carré d'art, au square culinaire, au Café Barcelone, ville invitée au Salon, au Centre National du Livre où il s'est intéressé aux rencontres avec les écrivains et éditeurs roumains, à l'Institut français, puis à l'exposition des 60 ans du Livre de Poche et sur le stand roumain, pays invité de cette 33e édition. Il s'est aussi prêté aux demandes des visiteurs, serrant des mains, acceptant de faire des photos, jusqu'à saluer le jeune Noël Hollande, son homonyme responsable de la logistique du salon...

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