Par Léopoldine Leblanc, le 11.08.2017 à 14h18 (mis à jour le 11.08.2017 à 17h05) Un premier roman par jour

Eric Romand, "Mon père, ma mère et Sheila" chez Stock

Eric Romand - BÉNÉDICTE FOSSEY

Durant l’été, Livres Hebdo présente chaque jour un premier roman de la rentrée littéraire 2017. Aujourd’hui, Mon père, ma mère et Sheila d’Eric Romand, à paraître le 23 août chez Stock.

Dans la lignée des romans autobiographiques d’Edouard Louis, (En finir avec Eddy Bellegueule, Seuil, 2014), et de Didier Eribon (Retour à Reims, Fayard, 2009), sur la question de l’homosexualité en milieu populaire, Eric Romand revient sur son enfance dans Mon père, ma mère et Sheila, à paraître chez Stock le 23 août.

"Londres, 1er janvier 2012. Je suis heureux." Les premiers mots du roman dresse le portrait d’un narrateur apaisé. Ce qui n’était pas le cas durant son enfance, passée dans un milieu populaire à Villeurbanne, aux abords de Lyon, où les différences ne sont pas toujours bienvenues.

Dans les années 1970, le jeune Eric idolâtre la chanteuse Sheila, aime se travestir et vit ses premières expériences homosexuelles. La cohabitation avec un père macho et brutal alimente les disputes déjà omniprésentes dans la famille. Quand le couple familiale explose, l’auteur part vivre chez ses grands-parents maternels et se lance, avec succès, dans la coiffure.

"Racontée de façon fragmentaire, avec sincérité, pudeur et émotion à la fois, cette histoire hélas ordinaire rappellera des souvenirs à certains, et parlera à tous", commente Jean-Claude Perrier dans son avant-critique pour Livres Hebdo. "Même si des progrès ont été accomplis, le sort des jeunes gays hors des grandes villes n’est toujours pas facile", ajoute-t-il.

Eric Romand a fait carrière dans la coiffure, où il travaille au côté de personnalités du monde du théâtre et du cinéma. Le primo-romancier est entré en écriture par le théâtre avec les pièces – toutes deux co-écrites avec Bénédicte Fossey –, Mange ! (Avant que ça ne refroidisse), jouée en 2016, et Comme à la maison, créée en 2017 au Théâtre de Paris.
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