Rachat

Avec le rachat de la librairie Guillot à Albi (Tarn), officialisé devant notaire le 6 juillet, Yves Lagier assure faire sa dernière acquisition. L’ancien cadre dirigeant de la Fnac (1) estime avoir atteint la taille qu’il envisageait au départ pour son "bouquet de librairies" qui comprend, outre Guillot, l’ex-librairie Sudre, à Lavaur, reprise en 2011, l’ancienne Noir sur blanc, à Gaillac, rachetée en 2014, et le point de vente de Graulhet, créé en 2016. Cet ensemble baptisé @ttitude est complété par un site Internet et un entrepôt logistique ouvert en avril dernier, et propose 60 000 titres. Il dégage un chiffre d’affaires proche de 1,8 million d’euros. La distance entre chaque librairie n’excède pas une cinquantaine de kilomètres. "Le but de ce groupe, qui s’apparente à une librairie généraliste de premier niveau, est d’assurer sur plusieurs points du département un service performant grâce à une logistique souple, notamment pour les commandes clients, détaille Yves Lagier. Tous les magasins sont livrés avant 13 heures, 94 % de nos livres arrivent en moins de 3 jours et 50 à 60 % en moins de 48 heures."

Le libraire va appliquer ce fonctionnement à Albi dès la réouverture de Guillot, le 17 juillet. Si la librairie possède un bel espace, "convivial et chaleureux", et des vitrines offrant une large visibilité, le magasin de 200 m2 demande toutefois une réorganisation afin d’en améliorer la circulation. Il fermera quelques jours début juillet avant de connaître des travaux de structure engagés d’ici à la fin de l’année. Son assortiment sera également rééquilibré, en faveur notamment des adolescents et des jeunes adultes, sans pour autant négliger "les points forts que sont la littérature, l’universitaire et le scolaire-parascolaire", pointe Yves Lagier, qui aimerait "baisser l’âge moyen des clients de Guillot". Ces modifications devraient engendrer une hausse de l’activité au comptant, fixée aujourd’hui à 325 000 euros, soit un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires total, et que le libraire aimerait faire gonfler de 20 % d’ici à trois ou quatre ans. Pour soutenir son projet, dont le coût est "classique pour une librairie de 600 000 euros de CA", assure t-il, Yves Lagier a fait appel aux partenaires habituels : l’Adelc, le CNL, la Région et la Drac.

Cécile Charonnat

(1) Voir LH 1104 du 4.11.2016, p. 28.


30.06 2017

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