Innovation

Déjà fin 2013, Jeff Bezos présentait "Prime Air", un programme de livraison de colis grâce à des mini-drones à l’étude. Aujourd’hui le fondateur et P-DG d’Amazon revient sur cette ambition en présentant des documents détaillés pour une mise en place sécurisée.
 
Amazon veut ainsi développer la livraison en 30 minutes par robots volants, et décrète que d’ici 10 ans maximum, des centaines de milliers de mini-drones arpenteront le ciel tous les jours sous leur propre contrôle automatique. Gur Kimchi, vice-président d’Amazon en charge du projet "Prime Air", a formulé cinq prérogatives à propos de la régulation aérienne des drones commerciaux :
- un suivi GPS ultra sophistiquée pour permettre aux drones de signaler leur géolocalisation en temps réel et
la communiquer aux autres drones autour
- une connexion internet à bord pour une émission de données permanentes
- un planning de vol en ligne pour permettre aux drones d’anticiper et de communiquer leurs trajets
- des équipements de communication pour leur permettre de "parler" et de collaborer entre eux afin d’éviter toute collision
- des capteurs sensoriels qui rendraient impossibles une collision avec les autres obstacles tels que les oiseaux, les batiments ou les cables electriques 
 
Conflit aérien

Gur Kimchi voudrait ainsi créer une zone aérienne de transit à haute vitesse, dans un couloir allant de 200 à 400 pieds d’altitude (61 à 122 mètres) réservé pour ses drones automatisés et équipés qui livreraient les colis en une demi-heure.
 
Dans le même temps aux Etats-Unis, l’Agence fédérale de l’aviation (FAA) est en train de rédiger une nouvelle norme qui permettrait aux drones commerciaux de voler uniquement s’ils restent dans le champ de vision de ceux qui les commandent depuis le sol. Car si les livraisons par drone ne sont plus un fantasme de science-fiction, plusieurs obstacles continuent d'empêcher leur développement. L'Association européenne des pilotes de ligne a récemment fait part de son inquiétude sur l'usage de ces machines volantes, notamment à proximité des aéroports, où de nombreux incidents sont survenus.


Commentaires (3)

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H

Hervé

il y a 5 ans à 20 h 39

Pour la presse ce serait bien aussi, pour les médocs...etc. Quant à privatiser, y a pas besoin. Suffit d' installer une compagnie aérienne de drones gérées par Air-France lui même, il connait son affaire! Et ça permettrait peut-être des embauches?


l

le libraire Masqué

il y a 5 ans à 12 h 27

Des embauches! Vous rêvez, ce seront plutôt des débauches et dans les services de transport et livraison et dans les pharmacies. Sans compter l'atteinte à nos libertés fondamentales et l'insécurité permanente que cela créerait dans le ciel et au dessus de nos têtes, pensez aux atterrissages par milliers dans tous les coins à livrer, et aux rencontres dans le ciel avec: 1-les oiseaux 2- les avions, ULM, hélicoptères etc 3-les parachutistes, delta-planes, ailes volantes 4-les règles élémentaires de sécurité au-dessus des villes,des sites sensibles, des monuments historiques des lieux de cultes, tous lieux qui requièrent un calme une tranquillité. Non pas de drones par millier au-dessus de nos têtes, notre équilibre moral et intellectuel en dépend!


l

le libraire Masqué

il y a 5 ans à 12 h 16

Scandaleux! La privatisation de l'espace aérien au service d'une entreprise commerciale privée, cela reste inconcevable en Europe au vu de notre droit et de la défense de nos libertés. Cela sera très certainement interdit aux USA au vu de la levée de boucliers que le projet suscite, à moins que les politiciens achetés par Amazon et la philanthrope Bezos ne contournent l'obstacle au nom de la toute puissance du fric!


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