«Nous négocions le refinancement de notre dette avec nos banques; C'est un processus long et complexe, mais qui se déroule normalement, et la pérennité du groupe n'est pas mise en cause» assure Anthony Morin, directeur marketing et communication de CPI, leader de l'impression de livres monochromes en France et en Europe, qui confirme l'information publiée par Les Echos.
Constitué par achats successifs financés par de l'endettement, le groupe a fait l'objet d'une cession globale en 2008, adossée à une nouvelle couche d'emprunts qui se sont révélés trop lourds pour sa rentabilité. CPI est implanté en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne, République Tchèque, France et Espagne.
Lors la restructuration de 2009, qui avait ramené l'endettement à 123 millions d'euros indique Anthony Morin, les banques ont accepté d'abandonner une partie de leurs créances, en échange de la prise de contrôle du groupe, une situation rare dans ces montages. Une quinzaine d'entre elles est à la fois actionnaires, et créancières précise le responsable du marketing.
Ainsi engagées, les banques n'ont pas intérêt à laisser tomber ce groupe leader dans son secteur, qui possède notamment un parc d'imprimantes Cameron. Elles sont maintenant très anciennes mais toujours appréciées en raison de leur système de fabrication en continu adapté aux tirages de plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, malgré une relative lenteur par rapport à des presses offset récentes.
Le groupe a aussi investi dans un parc d'imprimantes numériques qui propose le même service d'impression en continu, mais sur des volumes plus réduits, jusqu'à 3 000 exemplaires. Il a aussi repris son principal concurrent espagnol. «Nous gagnons des parts de marché, mais dans un contexte d'activité ralentie et de prix en baisse, il faut ajuster la dette à la réalité de l'exploitation» explique Anthony Morin, ajoutant que «le groupe a de la trésorerie», sans toutefois en préciser le montant.
Il n'indique pas non plus les résultats de l'an dernier, et le groupe ne publie de compte depuis 2010. A la suite des rachats successifs, il est constitué d'une cascade de holdings dont la dernière appartient à une société luxembourgeoise, CPI Holding Luxembourg SA.