Daniel Keel, fondateur de Diogenes, est décédé

Daniel Keel

Daniel Keel, fondateur de Diogenes, est décédé

Le créateur de la célèbre maison d'édition suisse allémanique avait publié Martin Suter, Patricia Highsmith, Patrick Süskind, Donna Leon et Georges Simenon.

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Créé le 13.09.2011 à 00h00,
Mis à jour le 13.09.2011 à 00h00

Daniel Keel, fondateur de Diogenes Verlag à Zurich en 1952 avec Rudolph C. Bettschart, est décédé le 13 septembre à l'âge de 80 ans. En quelques 55 ans, la célèbre maison suisse a publié plus de 5 800 livres, imprimés à 19 millions d'exemplaires, dont 2 000 figurent encore au catalogue.

Maison d'édition littéraire phare dans le monde germanophone, Diogenes Verlag est l'éditeur des classiques Montaigne, Shakespeare, Molière, Flaubert, Stendhal, Balzac, Dickens, Tolstoï ou Tchekov ; des classiques contemporains comme Georges Simenon, William Faulkner, Francis Scott Fitegerald, George Orwell, Carson McCullers ou Patricia Highsmith ; des auteurs de best-sellers tels John Irving, Paulo Coelho ou Donna Leon ; et des écrivains de langue allemande comme Jakob Arjouni, Friedrich Dürrenmatt et Martin Suter.

On doit à Diogenes, qui a aussi publié des livres d'art et des titres pour la jeunesse, et créé une collection de poche en 1971, deux phénomènes de l'édition : Le parfum, de Patrick Süskind, le dernier best-seller de langue allemande après A l'ouest rien de nouveau, d'Erich Maria Remarque, a été vendu à plus de 5 millions d'exemplaires en allemand, est resté présent pendant plus de dix ans sur les listes de meilleures ventes du Spiegel et totalise 16 millions de ventes en 47 langues dans le monde ; et Le liseur, de Bernard Schlink, a été traduit en 40 langues.

Daniel Keel avait écrit un livre de mémoires publié en octobre 2010, Lustig ist das Verlegerleben. Briefe von und an Daniel Keel, dans lequel il dévoilait sa vision très personnelle et peu conventionnelle de son métier. Il avait été couronné par le Prix suisse du livre 2010 et avait reçu en juin de la même année en Allemagne la médaille Friedrich Perthes décernée par le Börsenverein. Il était aussi Chevalier dans l'Ordre des arts et des lettres.

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