Congrès de l'ABF

David Foenkinos veut "arrêter d’écrire pendant un moment"

David Foenkinos dédicace ses livres lors du 60e congrès de l'ABF, à Paris.

David Foenkinos veut "arrêter d’écrire pendant un moment"

Invité par l’Association des bibliothécaires de France (ABF) pour le premier jour de son 60e congrès qui se tient du 19 au 21 juin à la Porte de Versailles, David Foenkinos s’est livré à un entretien convivial.

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Par Souen Léger,
Créé le 19.06.2014 à 21h22,
Mis à jour le 20.06.2014 à 10h05

Avant d’entrer dans le vif du sujet avec les nombreuses tables rondes sur les "nouveaux métiers" et "nouvelles compétences" en bibliothèques, les participants du 60e congrès de l’ABF avaient l’opportunité, jeudi 19 juin en début d’après-midi, de rencontrer David Foenkinos. L’auteur de La délicatesse (Gallimard) et de La tête de l’emploi (J’ai lu) est d’ailleurs introduit comme "un habitué des bibliothèques où il se déplace volontiers pour rencontrer ses lecteurs".

Dans une ambiance chaleureuse, et face à la cinquantaine de congressistes venus l’écouter, le romancier s’est longuement livré sur son prochain livre, Charlotte, à paraître le 21 août chez Gallimard. Peut-être plus grave que les précédents, il raconte l’histoire de Charlotte Salomon, une peintre juive allemande morte à Auschwitz en 1943. "Cela fait des années que j’essaye d’écrire ce livre, et je suis soulagé parce que je vais enfin la faire découvrir", confie-t-il. En mai 2008, alors qu’il était blogueur pour Livres Hebdo, David Foenkinos disait déjà, à propos de cette artiste plasticienne des années 1930 : "J’aimerais bien écrire quelque chose sur elle."

Une "pause" et une adaptation cinématographique

"J’y raconte son destin, mes recherches – j’ai visité les lieux où elle a vécu dans le sud de la France et en Allemagne – le besoin de créer pour rester en vie, et l’étrangeté de mon attirance pour elle", poursuit-il avant de déclarer vouloir "arrêter d’écrire pendant un moment", "faire une pause".

Autre projet en perspective, l’adaptation cinématographique de La tête de l’emploi qui est une évidence pour l’auteur. Il est par ailleurs revenu sur la genèse du roman paru en janvier 2014.  "Avec l’éditeur, nous avons transformé l’une de mes nouvelles, Bernard, en semi-poche. Les gens me disent souvent qu’ils doivent attendre la sortie en poche pour pouvoir acheter des livres, alors j’ai trouvé que publier un inédit chez J’ai lu était une idée intéressante."

Pour moi, la légèreté n’empêche pas la profondeur et ce n’est pas du tout quelque chose de péjoratif David Foenkinos


Quant aux critiques virulentes dont il fait parfois l’objet, David Foenkinos a une réponse toute trouvée : "Pour moi, la légèreté n’empêche pas la profondeur et ce n’est pas du tout quelque chose de péjoratif même si elle est souvent considérée comme telle, un peu comme l’humour peut être considéré comme mineur alors que j’ai une vénération pour les gens qui font rire."  

A la fin de l’entretien, une congressiste intervient pour passer le bonjour de "Nadine, du club de lecture de Troyes". De quoi ravir l’écrivain qui connaît bien ladite Nadine :  "C’est une femme exceptionnelle, elle me fait des retours sur mes interventions à la télé, à la radio. Serge Joncour, Philippe Besson, tous les écrivains la connaissent !", nous souffle-t-il avant de dédicacer quelques livres aux bibliothécaires. 

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