Décès de Claude Ollier, premier lauréat du prix Médicis | Livres Hebdo

Par Manon Quinti, le 21.10.2014 à 16h21 (mis à jour le 21.10.2014 à 17h00) Disparition

Décès de Claude Ollier, premier lauréat du prix Médicis

Claude Ollier. - Photo © FLAMMARION

Associé au Nouveau Roman au début de sa carrière, l’auteur de La mise en scène (Editions de Minuit, 1958), 91 ans, a publié 21 livres chez P.O.L.

Claude Ollier, lauréat du premier prix Médicis en 1958, a publié 21 livres chez P.O.L, qui a annoncé le 18 octobre sur son site internet sa mort à l’âge de 91 ans. Les derniers sont Cinq contes fantastiques (juin 2013) et Simulacre (2011).
 
Né à Paris, Claude Ollier suit des études à l’école des Hautes Etudes Commerciales (HEC). Il fréquente les galeries de peinture, les concerts, la Cinémathèque française et les courts de tennis. Une fois diplômé, il travaille dans les assurances tout en écrivant de petits récits inaboutis.

En 1947, il participe au Congrès national de la Jeunesse démocratique, à Prague, avant de quitter l’Europe et de se retrouver fonctionnaire au Maroc, alors sous protectorat français. Rentré à Paris en 1955, il publie son premier livre, La mise en scène (Minuit, 1958), couronné du prix Médicis qui vient tout juste d’être créé.

Alors associé au Nouveau Roman, il décide de se consacrer à l’écriture. Ses récits sont irrigués par les nombreux voyages qu’il effectue à travers le monde. En 1960, son livre Le Maintien de l’ordre, refusé par Minuit, est publié chez Gallimard. Il compose une première œuvre radiophonique, écrit à la demande de Michel Foucault l’ouvrage Régression. Il publie chez Flammarion Marrakch Médine, qui remporte le prix France Culture 1979.

En 1995, Outback ou l’Arrière-monde, refusé par Flammarion, est publié chez P.O.L. Claude Ollier entreprend ensuite la composition de quatre récits de couleur mythologique, publiés chez le même éditeur : Wanderlust et les Oxycèdres (2000), Préhistoire (2001), Qatastrophe (2004) et Wert et la fin sans fin (2007).

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