Disparition

Décès du critique de cinéma Michel Ciment

Le critique de cinéma a également reçu à trois reprises le prix littéraire du Syndicat français de la critique de cinéma. - Photo Laurent Emmanuel/AFP

Décès du critique de cinéma Michel Ciment

« Monsieur Cinéma » s’est éteint lundi 13 novembre, à l’âge de 85 ans. Écrivain, universitaire, mais surtout critique passionné de cinéma, il était une voix incontournable du Masque et La Plume sur France Inter.

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Par Elodie Carreira,
Créé le 14.11.2023 à 10h54

Le pape de la critique de cinéma, Michel Ciment, s’est éteint lundi 13 novembre à l’âge de 85 ans. Ce passionné du septième art en faisait l’éloge depuis cinquante ans à l’antenne de France Inter, dans l’émission Le Masque et la Plume. « C'est toute la famille du Masque et la plume qui perd l'un de ses plus proches », a réagi Jérôme Garcin, producteur de l'émission sur France Inter. « C'est peut-être l'esprit le plus libre, le plus encyclopédique que la critique de cinéma ait jamais produit ».

Né en 1938, Michel Ciment écrit ses premiers textes sur le cinéma dans une petite revue étudiante, avant d’intégrer, dans les années 1960, la revue Positif, magazine mensuel de cinéma fondé une décennie plus tôt, édité quelque temps chez P.O.L, et dont le critique tiendra les rênes jusqu’à sa mort. Dans les années 1970, il rejoint l’équipe cinéma de l’émission dominicale Le Masque et la Plume, pour laquelle il invite de nombreuses figures du septième art à échanger sur l’évolution du genre.

Une vie de cinéma

Dans les années 1990, sans jamais cesser ses chroniques pour France Inter, Michel Ciment mène aussi de front l’émission Projection Privée à France Culture. « À ceux qui opposent films d’auteur et films populaires, l’immense critique et historien du cinéma Michel Ciment qui vient de mourir à 85 ans, répondait que le cinéma, le vrai, c’est celui qui abolit les frontières qui nous séparent des autres », a rappelé le média sur X (ex-Twitter).

 

Outre la radio, Michel Ciment a aussi pris la plume pour déclarer sa flamme au septième art. Son premier ouvrage, Kazan par Kazan, paraît en 1973 chez Calmann-Levy sous la forme d’un entretien fleuve brossant cinquante ans de la vie de l’acteur, réalisateur et romancier.

Sur le même modèle suivront des cinéastes de renom, de Francesco Rosi à Joseph Losey, en passant par Stanley Kubrick. Sa dernière parution, Une vie de cinéma (Gallimard, 2019), couvre en plus cinq cent pages un demi-siècle d’histoire du grand écran, éléments d’enquête et rencontres inédites à l’appui.

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