Un cinquième et dernier report vient d'être annoncé pour l'audience qui aurait dû opposer, ce mercredi 29 juillet, les organisateurs historiques du Festival de BD d'Angoulême (9e Art + et l’association FIBD) à l’Association pour le développement de la bande dessinée d’Angoulême (ADBDA), qui pilote la nouvelle organisation de l'événement.
« Cette fois, la présidente du tribunal judiciaire d’Angoulême, Clémentine Blanc, a sonné la fin de la partie », rapporte La Charente Libre. La nouvelle audience aura lieu le 16 septembre, et les plaidoiries des parties « ne devront pas dépasser 20 minutes », a prévenu la magistrate. Pour rappel, la première audience était initialement prévue le 18 mars 2026.
300 000 euros de dommages et intérêts
Jusqu'ici organisé par l’association FIBD, qui détient les droits du festival depuis sa création en 1974, et par la société 9e Art + depuis 2007, le Festival de BD d'Angoulême avait été annulé en 2026 sur fond de critiques sur la gestion de l'événement et de boycott des autrices et auteurs.
Lire aussi : Angoulême 2027 : Marie Parisot et Céline Bagot « déjà dans l’action »
Créée en 2017 après une précédente crise à Angoulême, l’ADBDA, qui regroupe financeurs publics et professionnels, avait lancé en janvier 2026 un appel à projets afin de choisir un nouvel organisateur pour 2027.
Dénonçant une « appropriation brutale » de l'événement, la société 9e Art+, placée le 7 mai en liquidation judiciaire, et l'Association du FIBD avaient alors annoncé assigner en référé l'ADBDA pour concurrence déloyale et parasitisme. Elles lui réclament 300 000 euros de dommages et intérêts.
En avril, l'ADBDA a désigné le groupe Morgane, reconnu pour l’organisation d’événements majeurs tels que les Francofolies et le Printemps de Bourges, pour organiser le futur événement.
