L’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), entité collégiale rassemblant les financeurs publics, les maisons d’édition et la corporation des auteurs et autrices, a annoncé la sélection du groupe Morgane pour organiser le futur événement dédié au 9e art pour les cinq prochaines années. Ce choix intervient à l’issue de l’appel à projets lancé à la mi-janvier.
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Le groupe Morgane est déjà reconnu pour l’organisation d’événements majeurs tels que les Francofolies et le Printemps de Bourges. Dans un communiqué publié le 21 avril, l’ADBDA souligne que la proposition retenue se distingue notamment par sa ligne artistique, sa volonté de refléter la diversité des esthétiques de la bande dessinée, ainsi que par son ambition internationale et son engagement en matière d’éducation artistique et d’inclusion.
Ce nouveau festival, qui marquera la fin du FIBD dans sa forme actuelle, sera organisé dès 2027 sur une durée de quatre à six jours, au cours du premier trimestre de l’année. La date précise reste à définir, sans obligation de se tenir le dernier week-end de janvier, comme c’était traditionnellement le cas.
Pour concevoir son projet, le groupe Morgane s’est appuyé sur Marie Parisot, ancienne directrice générale Europe des Humanoïdes Associés, et Céline Bagot, fondatrice du Pop Women Festival à Reims et ancienne collaboratrice de 9e Art+.
Contentieux judiciaire
Cette désignation intervient dans un contexte tendu. La crise ayant conduit à l’annulation de l’édition 2026 a fragilisé l’organisation historique. Quatre candidats avaient répondu à l’appel à projets, dont plusieurs acteurs déjà impliqués dans l’événement ces dernières années.
Par ailleurs, le processus de transition fait l’objet d’un contentieux judiciaire. Franck Bondoux, dirigeant de 9e Art+, ainsi que l’Association FIBD, contestent la procédure et ont saisi la justice pour obtenir son annulation. S’estimant lésés, ils réclament 300 000 euros de dommages et intérêts. L’audience, reportée à deux reprises, doit se tenir le 20 mai devant le tribunal judiciaire d’Angoulême. Leur avocate n’exclut pas d’engager de nouvelles actions, y compris contre le futur organisateur.
