Librairie

«Au bout d’un moment, il faut savoir arrêter.» Lucides mais tristes, Manuelle Battais et Gwenaëlle Beaumatin ont décidé, suite à la clôture de leur bilan comptable, de stopper l’aventure de L’Attrape pages, l’ex Librairie technique de Cholet (49) qu’elles avaient reprise il y a cinq ans tout juste.
 
Déposé le 3 juillet auprès du tribunal de commerce d’Angers, le dossier de liquidation judiciaire a été validé mercredi 9 juillet par le juge. La poursuite d’activité jusqu’au 17 juillet, demandée par les libraires, a été accordée.
 
«Il y a de la tristesse et de la déception, car nous nous sommes beaucoup investies pendant ces cinq années», regrettent les deux associées, qui avaient effectué leur apprentissage au sein de la librairie. «Mais nous espérons avoir transmis de notre passion à nos habitués» poursuivent-elles.
 
Manque de fréquentation et marge en baisse

Causes de cette fin précipitée, une marge trop faible et une fréquentation en berne, fortement impactée par l’ouverture, en 2010, du centre commercial l’Autre Faubourg, qui réunit une vingtaine d’enseignes en périphérie de Cholet «et qui a contribué à vider le centre ville», souligne Manuelle Battais.
 
Une première alerte avait été lancée en avril dernier, et en mai, les libraires avaient ouvert un abonnement visant à pallier les problèmes de trésorerie. Même si la fréquentation a rebondi, les retombées n’ont toutefois pas été suffisantes pour assurer la pérennité de l’entreprise.
 
Créée en 1979 par Jocelyne Nello, l’ex Librairie Technique occupait 200 m2 et entretenait entre 20 000 et 25 000 références. Son dernier CA connu remonte à mars 2013, il s’élevait alors à 325 900 euros pour un résultat net négatif de 5 100 euros.

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