Les chiffres donnent une nouvelle fois le vertige. Paru le mercredi 11 février, La Locataire, dernier thriller de Freida McFadden publié par City éditions, s’est écoulé à 77 975 exemplaires lors de sa première semaine commerciale, selon les données NielsenIQ BookData partagées par l’éditeur. Un démarrage historique pour l'autrice en France, qui écrase son précédent record établi par Le Boyfriend : 55 978 exemplaires la première semaine, pour un total aujourd'hui de 305 000 exemplaires écoulés.
Un tirage à la hauteur de l'ambition
Pour accompagner ce lancement, City éditions avait mis les moyens. Le tirage initial a été fixé à 450 000 exemplaires, avec une mise en place estimée à environ 300 000 exemplaires dans les points de vente. « Je pensais que ça se passerait bien, mais je ne m'attendais pas à ça », reconnaît Frédéric Thibaud, fondateur de City éditions, toujours surpris par l’ampleur du démarrage de chaque titre de l’Américaine.
Une part de ces ventes serait imputable aux préventes, tant en librairie physique que sur les plateformes en ligne d’environ 20 000 exemplaires, selon l’éditeur. Le phénomène des lecteurs français ayant déjà lu le titre en version originale anglaise - The Tenant est sorti aux États-Unis en mai 2025 - contribue également à ce démarrage fulgurant, selon lui. « Sur nos réseaux, certains d’entre eux ont partagé le fait qu'ils l'avaient déjà lu en anglais et étaient impatients de le racheter en français », observe Frédéric Thibaud.
Le phénomène McFadden, pas le phénomène d'un livre
Au-delà des chiffres bruts, c'est la dynamique structurelle qui retient l'attention des professionnels. À chaque nouvelle sortie en grand format, les ventes de première semaine progressent. L'éditeur de Freida McFadden en tire une conclusion nette : « En vérité, le phénomène, c'est le phénomène Freida McFadden », et non celui d'un titre isolé comme La Femme de ménage, longtemps présenté comme l'épicentre du succès. Preuve en est : La Femme de ménage s'écoule encore à environ 20 000 exemplaires par semaine, sans que le marché de l'occasion ne semble cannibaliser les ventes. Pour Frédéric Thibaud, l'explication est comportementale : « Quand vous achetez un livre et que vous l'aimez, vous avez plutôt envie de le garder. »
Ce schéma se vérifie outre-Atlantique. Aux États-Unis, où le phénomène McFadden a émergé deux ans avant la France - dès 2021 avec The Housemaid -, le même mouvement ascendant s'observe. Le dernier titre américain en date, Dear Debbie, sorti il y a environ deux semaines, a établi le meilleur lancement de l'autrice sur son marché domestique avec plus de 100 000 exemplaires vendus en première semaine.
Un calendrier de sorties soutenu
City éditions ne compte pas lever le pied. Après La Locataire, un prochain inédit intitulé L'Intruse est annoncé pour mai 2026. La traduction de Dear Debbie suivra en octobre, soit trois titres de Freida McFadden sur la seule année 2026. Pour le Festival du Livre de Paris, prévu du 17 au 19 avril prochains, l'éditeur a réservé plus de la moitié de son stand à l'univers McFadden, en partage avec l’éditeur J’ai Lu. Freida McFadden, fidèle à ses habitudes, ne fera pas le déplacement. Mais la mobilisation commerciale autour de son œuvre, elle, ne faiblit pas.
Retrouvez ici l'intégralité du classement des meilleures ventes de la semaine
