Justice

Florence Hartmann, libérée

Florence Hartmann

Florence Hartmann, libérée

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a confirmé, mardi 29 mars dans un communiqué, la mise en liberté provisoire de l'ancienne porte-parole du procureur du TPIY, auteure en 2007 de Paix et châtiment (Flammarion).

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Par Agathe Auproux,
avec Le Monde,
Créé le 29.03.2016 à 19h04,
Mis à jour le 29.03.2016 à 20h00

La journaliste et essayiste française Florence Hartmann, ex-porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a bénéficié, mardi 29 mars, d’une libération anticipée après avoir passé cinq jours en détention aux Pays-Bas. Le TPIY a en effet décidé sa mise en liberté provisoire "aussi vite que possible", dans un communiqué diffusé mardi 29 mars. 

Florence Hartmann, 53 ans, avait été arrêtée jeudi 24 mars par les gardes du TPIY alors qu’elle était venue assister au jugement prononcé contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, reconnu coupable et condamné à 40 ans de prison. Elle était détenue dans une prison de La Haye depuis son arrestation.

Les gardes du Tribunal avaient arrêté la Française car elle avait été condamnée en 2009 pour outrage à la cour après avoir publié en 2007, dans son livre Paix et châtiment (Flammarion, 2007), deux décisions confidentielles rendues par la cour d'appel du TPIY dans le cadre du procès de Slobodan Milosevic, l'ancien président serbe. Ces décisions auraient permis, selon elle, de prouver l'implication de l'Etat serbe dans le génocide de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8 000 Bosniaques en 1995.
 
Sa condamnation pour outrage à la cour avait été confirmée en appel en 2011. L’ancienne correspondante dans les Balkans du journal Le Monde avait refusé de payer une amende de 7 000 euros. Les juges avaient alors décidé d’une condamnation à sept jours de prison et demandé aux autorités françaises d’arrêter et de transférer l’ancienne journaliste à La Haye, ce que Paris avait refusé. Le plus étrange dans cette "affaire est que Florence Hartmann s'était rendue plusieurs fois au Pays-Bas depuis sa condamnation, sans jamais être inquiétée. 
 

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