Gaël Faye et Davide Enia, lauréats du prix du Premier roman 2016 | Livres Hebdo

Par Amélie Boutet, le 04.11.2016 à 17h05 (mis à jour le 07.11.2016 à 13h33) - 1 commentaire Proclamation

Gaël Faye et Davide Enia, lauréats du prix du Premier roman 2016

Gaël Faye - Photo J.-F. PAGA

Petit Pays (Grasset) est primé dans la catégorie Premier roman français et Sur cette terre comme au ciel, traduit par Françoise Brun (Albin Michel) dans celle du Premier roman étranger.

Décernés vendredi 4 novembre au restaurant Le Procope, à Paris, le prix du Premier roman français récompense Gaël Faye pour Petit Pays (Grasset), tandis que le prix du Premier roman étranger distingue Davide Enia pour Sur cette terre comme au ciel, traduit par Françoise Brun (Albin Michel). Les deux titres ont été choisis dès le 1er tour de scrutin.

Gilles Pudlowski, membre du jury depuis cette année, a salué "un premier roman de Gaël Faye avec une grande maturité d’écriture". "C’est un livre puissant, avec une intrigue réelle et contemporaine", a-t-il déclaré à Livres Hebdo. "En lice pour les prix de l’Académie française, du Goncourt ou du Renaudot, il méritait une récompense qu’il n’avait pas encore eu."

Petit Pays raconte la vie de Gabriel, 10 ans, qui vit au Burundi dans un confortable quartier d'expatriés avec son père français, sa mère rwandaise et sa petite sœur Ana. Alors que le jeune garçon voit avec inquiétude ses parents se séparer, la guerre civile se profile et, par vagues successives, la violence envahit le quartier.

Le rappeur Gaël Faye signe un ouvrage poignant qui "explore les failles d’une enfance brisée par l’implosion d’une famille et d’un pays", selon Kerenn Elkaïm dans l'avant-portrait qu'elle lui a consacré dans Livres Hebdo du 20 mai 2016.
 
Sur cette terre comme au ciel raconte l’histoire de David, 9 ans, qui rêve de devenir boxeur comme son père, décédé. La vie dans les rues de Palerme en 1980 lui donne l'occasion d'exercer ses talents pour asseoir son autorité sur ses amis comme pour séduire Nina.

Les cinq finalistes français de la seconde sélection étaient :
  • Guy Boley, Fils du feu (Grasset)
  • Gaël Faye, Petit pays (Grasset)
  • Frédéric Gros, Possédées (Albin Michel)
  • Maëlle Guillaud, Lucie ou la vocation (Editions Héloïse d'Ormesson)
  • Stéphanie Vermot-Outhenin, La Straniera (La Grande Ourse)
Les trois finalistes étrangers étaient :
  • Davide Enia, Sur cette terre comme au ciel (Albin Michel), traduit par Françoise Brun
  • Molly Prentiss, New York, esquisses nocturnes (Calmann-Lévy), traduit par Nathalie Bru
  • Abdelaziz Baraka Sakin, Le messie du Darfour (Zulma), traduit par Xavier Luffin
L’an dernier, le prix du Premier roman français avait couronné Didier Castino pour Après le silence (Liana Levi). Les nuits de laitue de la Brésilienne Vanessa Barbara (Zulma) et L'ange de l'oubli de l'Autrichienne Maja Haderlap (Métailié) avaient été récompensés dans la catégorie Premier roman étranger.

Le jury du prix Premier roman, présidé par Joël Schmidt, se compose de Mohammed Aïssaoui, Georges-Olivier Chateaureynaud, Gérard de Cortanze, Christine Ferniot, Michèle Gazier, Annick Geille, Gérard Guillot, Jean-Claude Lamy, Jean-Pierre Tison, Jean Chalon, rejoints cette année par Gilles Pudlowski.

1 commentaire déjà posté

http://lectriceencampagne.wordpress.com - il y a 2 ans à 07 h 37

Très heureuse pour Davide Enia, son roman est magnifique, un des plus beaux pour moi en 2016

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